« August Moon » par Diana Thung

Le premier roman graphique de cette jeune auteure australienne mérite vraiment le détour. Il nous entraîne dans la petite ville de Calico (que l’on ne trouve sur aucune carte), ceinturée par une forêt que chacun a à cœur de préserver. Oui, il fait plutôt bon vivre à Calico où les habitants sont attentifs les uns aux autres et où l’on s’apprête à fêter le « festival des feux follets ».

« Hilda T4 : Hilda et le chien noir » par Luke Pearson

Bienvenue dans l’univers d’Hilda, fillette attachante et intrépide, douée d’une imagination féconde, qui évolue dans un monde ordinaire … enfin presque. Ses trois premières aventures ont été publiées chez Nobrow, éditeur britannique qui en tout d’abord a proposé une version anglaise, of course, puis une seconde version traduite en français par Judith Taboy. Les aventures d’Hilda peuvent se lire indépendamment les unes des autres et l’on peut donc la découvrir dans ce tome 4 sans avoir lu au préalable des autres.

« Mon cousin dans la mort » par François Duprat

Les rééditions ont parfois cela d’intéressant, c’est qu’elles permettent aux lecteurs de redécouvrir quelques pépites devenues introuvables. C’est le cas aujourd’hui pour cet album sensible signé François Duprat, « Mon cousin dans la mort ». Publié initialement aux éditions Petit à Petit en 2001, ce récit ancré dans le monde rural des années soixante et dans le contexte trouble de la guerre d’Algérie, est proposé par La Boîte à bulles, dans un format différent de sa taille originelle. <strong>(1)</strong> Une belle occasion d’apprécier le travail d’un auteur très intéressant, capable d’aborder toutes sortes de sujets et d’explorer une large palette de sentiments.

« Passe-Passe » par Dawid et Delphine Cuveele

Le nouvel album destiné aux jeunes lecteurs proposé par les éditions de la Gouttière est dans les bacs depuis le 24 avril dernier. Cette pépite composée de 36 planches muettes, mais ô combien expressives, est une merveille de poésie et de douceur. Décidément, les éditions de la Gouttière s’affirment comme un éditeur talentueux, bâtissant depuis quelques années un catalogue remarquable.

« La Belle et la Bête » par Dawid et Hélène Beney

<em>Pouss’ de Bamboo</em> est une collection créée en avril 2011 par les éditions Bamboo, lesquelles ont développé depuis 1997, sous la direction d’Olivier Sulpice, un catalogue de bande dessinée grand public très éclectique. La ligne éditoriale de la collection, destinée aux très jeunes enfants qui ne savent pas encore lire tout seuls, est de mettre les grands contes classiques du patrimoine à la portée de ces petits lecteurs.

« La Malédiction des sept boules vertes T1 : Le Voyageur imprudent » par Laurent Parcelier

La série de Laurent Parcelier, publiée chez Casterman à partir de 1988, était devenue introuvable, bien que très présente dans la mémoire de nombreux lecteurs, tel un délicieux morceau de madeleine. Les éditions Paquet ont eu la bonne idée d’entreprendre, à partir de mars 2014, la réédition des cinq albums de « La Malédiction des sept boules vertes », en commençant par « Le Voyageur imprudent », album qui n’a de commun que le titre avec le célèbre roman de science-fiction de René Barjavel, publié en 1943. L’on pourrait même parler ici de renaissance plus que de réédition puisque Samuel Espié a travaillé sur une nouvelle mise en couleurs, rafraîchissant ainsi une histoire au charme désuet, portée par une ligne claire élégante.

« Stimpop T1 : Le Garçon qui venait de loin » par Le Fab

Après avoir fait ses armes dans différents fanzines et dans des récits de fantasy parodiques très prisés des adolescents (« Le Donjon de Naheulbeuk », « World of Warcraft Waow », puis « Paladin »), Fabien Dalmasso, dit Le Fab, revient aujourd’hui avec une nouvelle série résolument inscrite dans un ensemble de réalités alternatives, où l’on privilégie l’humour, l’action et la rencontre parfois détonante de personnages issus de mondes différents.

« No pasarán, le jeu » par Antoine Carrion et Christian Lehman

« Depuis la nuit des temps … la race humaine a pris part au jeu le plus excitant, au jeu le plus dangereux, au jeu le plus prestigieux de l’Univers. L’écran s’éclaircit encore. La prise de vue changea, et ils avaient maintenant l’impression de survoler à vive allure la surface d’une planète, à l’extrême limite de la stratosphère. Des bribes de nuages flottaient dans leur champ de vision. L’illusion de profondeur était extraordinaire. Subjugués, les trois garçons fixaient l’écran. La caméra plongea. Le dessin se fit plus précis, et Éric se rassit, ébahi, pris de vertige. Le choc des armes parvint à leurs oreilles avant même qu’ils aperçoivent le champ de bataille. […] Là encore des fantassins de la Première Guerre mondiale, lancés dans une course folle au milieu d’un champ de mines, disparaissaient l’un après l’autre dans le fracas des explosions. Ce jeu ancien, reprit la voix, ce jeu fascinant, est l’ultime jeu. Un jeu de conquêtes et de souffrances, un jeu de victoire et de mort. Êtes-vous assez courageux pour affronter L’EXPERIENCE ULTIME ? »