Les sud-africains étaient également la communauté la plus importante dans l’édition de 2002 (Marieke Blomerus, Lee Helme, Noel Van Ster, Grant Muller, Clinton Jordaan, Albert de Andrade, Ingrid Van der Merwe, Lara Ann Jibrail, Johan de Lange, Sian Kuiken, Karen Botha, Nicolas Nesbitt, Mariette Kemp, bongani Mutsweni, Minas Maroudas et déjà Daniel du Plessis, Joe Daly et Marisa Cloete).

L’anthologie précédente, Matite africane, montrait également le dynamisme du milieu.Plus prés de nous, en 2009, le festival international de Bande dessinée d’Angoulême a mis en lumière l’aventure de la revue Bitterkomix qui se situe à la croisée des chemins entre l’art contemporain et la bande dessinée, et de ce point de vue là, d’une modernité étonnante.
De fait, le nombre de dessinateurs et d’illustrateurs professionnels est important dans le pays. Tout d’abord, parce que l’édition de la littérature de jeunesse est traditionnellement importante dans les pays d’Afrique australe anglophone, en particulier ceux où l’influence britannique reste encore importante du fait, entre autres, de la présence d’une minorité descendant de colons installés au 19ème siècle. Pour ce qui est de l’Afrique du Sud, Sparx Media.cc, agence créée en 1998, représente 63 d’entre eux, recensé sur le site illustrators.co.za(1). Certains d’entre eux font des incursions régulières dans la bande dessinée. Une autre raison tient à la forte tradition sud-africaine dans le domaine du dessin satirique et de la caricature que seuls sur le continent, l’Égypte et l’Île Maurice peuvent égaler(2). La dernière explication tient au niveau de vie de l’Afrique du Sud, le plus élevé d’Afrique, ce qui a pour effet direct, un réel dynamisme éditorial du fait de la présence de consommateurs de biens culturels.
Le premier caricaturiste du pays s’appelait William Schroeder (1852-1892) qui, à l’époque du grand dynamisme éditorial qu’a représenté la colonie du Cap, avait créé un hebdomadaire satirique nommé The Knobkerrie qui dura trois ans (1884-1886). Il dessina également pour le journal The Lantern et démontra, lui l’anglophone, de réelles sympathies pour la cause afrikaner. Le second dessinateur à se faire remarquer est Daniel Boonzaier (1865-1950), qui fut un fervent partisan de la nation afrikaner. En 1903, il devient le premier dessinateur sud-africain de l’histoire à être embauché à plein temps par un journal, le South African News, en l’occurrence. Il y créa le personnage de Hoggenheimer qui devint pour très longtemps le stéréotype de l’affairiste sud-africain blanc dans l’imaginaire collectif. Par la suite, Boonzaier deviendra le dessinateur vedette du Die Burger, de 1915 à 1941.
Il y fut remplacé par Thomas Honiball (1905-1990) qui deviendra le premier bédéiste du pays.
Jusqu’à sa retraite en 1974(3), il créera les plus fameuses séries de l’univers graphique afrikaner :  » Oom Kaspaas  » Si ses descriptions de la nature du pays, ses illustrations des contes issus du répertoire blanc local, ses histoires d’animaux sont à remarquer, il n’en est pas de même de ces caricatures et strips politiques qui sont plus dans le « goût de l’époque »…. En d’autres termes, les noirs n’y jouent qu’un rôle mineur, voire dévalorisé dans la majorité des cas. Cette situation n’est pas propre à Honiball ou Boonzaier. L’immense majorité des dessinateurs de presse de cette époque reste silencieux dans leurs publications sur la politique du parti nationa,l au pouvoir depuis 1948 et initiateur des lois d’apartheid. Certains comme Victor Ivanhoff, dans le Vaderland et surtout Eric Thamm dans le Die Transvaler, se font même remarquer par leur racisme virulent.
(1)
http://www.illustrators.co.za/index.html
(2) Cette histoire vieille de plus de 150 ans est racontée en dessins dans un livre de K. Vernon :  » Penpricks, The Drawings of South Africa’s Political Battle-lines « .
(3) Hannibal sera remplacé en 1974 par Fred Mouton qui y est toujours !
À partir des années 50 jusqu’à la fin des années 70, les dessinateurs anglophones (Jock Leyden, Len Sark, David Marais, John Jackson, Bob Conolly, Abe Berry) ne se privent pas de critiquer les positions du parti national au pouvoir, sans pour autant réellement remettre en cause la politique d’apartheid qui profite à leur communauté. En un sens, cette attitude correspond d’ailleurs parfaitement au dilemme qui agite les sud-africains d’origine anglaise partagés entre le peu d’enthousiasme pour la politique ségrégationniste et les avantages qu’ils en retirent. La plupart de ces caricaturistes dessinaient d’ailleurs les noirs en reprenant les stéréotypes en vigueur (lèvres lippues, sourire béat permanent, langage « petit nègre »), à l’exception de Abe Berry qui fut le premier à décrire la vie dans les townships et les bantoustans.
Une autre exception fut Len Sak, dessinateur vedette de la presse noire (bien que juif d’Europe de l’est et donc blanc), qui, en 1958, lance, dans Drum, le personnage de «  Jojo «  qui allait devenir, pour quatre décennies, le héros noir le plus populaire du pays(1). Bien que dessiné de façon très stéréotypée mais sans jamais être ridicule,  » Jojo  » devint un personnage populaire dans lequel le public pouvait se reconnaître et s’identifier. Deux albums reprenant quelques dizaines de la masse de strips publiés sortiront par la suite :  » Jojo’s World  » (160 pages – 1991),  » Heita Jojo !  » (140 pages – 2001)
L’un des plus féroces critiques de la politique d’apartheid fut Richard Smith, auteur de l’un des strips les plus célèbres de l’histoire :  » Smith & Abbot Ink « . Pourtant malgré des piques qui pouvaient être assez rudes, Smith utilisait également les stéréotypes les plus courants sur les noirs et n’adopta jamais les thèses ou le langage du combat pour la libération que préconisaient certains leaders de la cause noire. Démarrée en 1972, la série s’arrêta en 1976, juste avant les émeutes de Sharpeville qui allait bouleverser l’ordre des choses.

Ces caricaturistes dit « libéraux » vont céder la place dans les années 80 à une génération beaucoup plus virulente et impliquée politiquement. Parmi ceux-ci, on compte Dereck Bauer(2), Dov Fedler, Andy (Dave Anderson) et, le plus connu, Jonathan Shapiro, dit Zapiro qui vont publier dans la presse alternative, souvent appuyée par des capitaux étrangers ou des ONG soutenue par des organisations anti-apartheid.

Cette activité (ou plutôt activisme) se verra régulièrement contrariée par les lois sur la presse, en particulier The Internal Security Act de 1982 et versera régulièrement dans un pessimisme sombre et cynique. En parallèle, les premiers dessinateurs de presse non-blancs commencent à émerger(3). Le plus prolifique est Nanda Soobben (né en 1954) qui travaille pour la presse indienne dès les années 80 (The Post) puis en 1998, après plusieurs périodes d’exil (1986-1987 au Brésil et 1990-1993 aux États-Unis), devient le premier homme de couleur à travailler pour un des principaux titres du pays, le Daily News, non sans avoir créé sa propre école de graphisme en 1995. Son recueil sur l’apartheid,  » The Wizard of Hod « , est considéré comme un collector. De nos jours, le nombre de caricaturistes sud-africains est important dans un pays où la presse régionale est très présente.
L’activité n’est plus liée à une couleur de peau. Ils peuvent être noirs (Daniel Mothowagae, Bethuel Mangena, Mgobhozi), métis (Brendan Reynolds, Weyni Deysel) ou blancs (Stidy, Grogan…). Tous les journaux ont leurs dessinateurs, qu’ils soient de langues zoulous (Sifiso Yalo à UmAfrika, Qaps Mngadi à Isolezwe) ou même afrikaans (Niël Van Vuuren au Beeld)(4).

Cette évolution se vérifie également pour la production de bande dessinée indépendante, non liée à la presse généraliste. Dans les années 70, les magazines d’étudiants des universités anglophones ont beaucoup publié de bandes dessinées fortement influencées par la bande dessinée américaine « underground » comme Robert Crumb et Gilbert Shelton. La plus connue était Wits (avec le sous titre Don’t get mad, but you’ve just bought wits), magazine satirique dotée d’une couverture directement inspirée du magazine américain Mad qui était apparu dans les années 50(5) à l’Université de Witwatersrand et était très en vogue au début de la décennie 70.
(1) On peut rajouter à cette liste l’adaptation graphique de Jungle jet, une série radiophonique connue. Elle dura de 1965 à 1985.
(2) Décédé d’un accident de la circulation en 2001.
(3) Dans  » Suid Afrikaanse Spot – en strookprentkunstenaars « , une encyclopédie sur les dessinateurs de presse (« cartoonist ») datant de 1983, l’auteur (Murray Schoonraad) compte quatre non-blancs sur 380 artistes recensés : Nanda Soobben, Dikobe wa Mogale, Mogorosi Motshumi et Newell Goba.
(4) Beaucoup sont recensés sur le site Africartoons : http://africartoons.com/cartoonist.
(5) Wits a accueilli les premiers travaux de Dov Fedler, l’un des dessinateurs-référence du pays au cours des cinquante dernières années, ainsi que ceux de Richard Smith.

L’un des jeunes auteurs apparus à cette époque était Andy Mason qui, sous le pseudonyme de Pooh, avait produit  » Vitoke in Azania  » suivi par d’autres séries, toujours dans des publications universitaires :  » The Big Chillium « ,  » The Legend of Blue Mamba « , etc. Par la suite, celui-ci continuera, comme d’autres artistes, sa carrière dans la presse « alternative(1) »et les milieux des ONG. En 1981, l’EDA (Environnemental and Development Agency) le recrute pour dessiner un scénario de Robert Berold et Dick Cloete. Cela donnera l’album  » Vusi goes back : a comic about the history of South Africa  » avec comme objectif de montrer une autre vision de l’histoire sud-africaine, différente de celle du régime de l’époque. Ces planches servaient d’introduction à l’ouvrage  » People’s Workbook  » publié par l’EDA qui visait à aider les populations des « bantoustans (2)» à se prendre en charge.

La même année, Andy Mason (sous le nom de N.D. Mazin) co-produisit, avec Mogorosi Matshumi, la série BD  » Sloppy  » qui traitait de la vie dans les townships sous un angle humoristique dans le mensuel Learn and Teach, financé par une ONG éducative. Motshumi (né en 1955) allait continuer la série durant plus de dix ans et devenir l’un des très rares auteurs noirs de bandes dessinées durant l’époque de l’apartheid.

Sa carrière avait commencé en 1978 dans le journal The Friend où il fut emprisonné pour un dessin jugé trop « agressif ». À sa sortie de prison, il travailla pour The Voice, où il produisit durant un an la série BD  » In the Ghetto « , jusqu’à la fin du journal.  » Sloppy  » restera comme la seule série à avoir capté la vie très particulière des townships tout en amusant les lecteurs. Motshumi, qui produisit cette série au milieu de difficultés énormes, eut souvent recours à des éléments autobiographiques pour faire passer des messages. Malheureusement,  » Sloppy  » disparut avec la fin de Learn and Teach qui s’arrêta comme beaucoup d’autres publications dites « alternatives » au milieu des années 90.
Un autre exemple de bédéiste noir se trouve être le poète et peintre Percy Sedumedi qui produisit une série intitulée  » Travels of the free Spirit  » dans les années 80.

À la même époque, une organisation anti-apartheid spécialisée dans l’éducation, The South African Council for Higher Education plus connue sous le nom de Sached Trust, a souvent eu recours à la bande dessinée dans son mensuel éducatif pour les jeunes, Upbeat. En 1981, le journal publie sa première histoire, une adaptation par Mzwakhe Nhlabati (dessin) et Lesley Lawson (scénario) d’un célèbre roman de Ezekiel Mphahlele publié en 1959 :  » Down Second Avenue « . La série sortira sous forme d’album en 1988,  » Down Second Avenue : the Comic « , premier titre d’une collection de bandes dessinées éducatives. À la fin de l’histoire, l’éditeur avait placé 14 pages d’exercices, ce qui démontrait bien la volonté didactique de cette série graphique.
La même année, en 1988, dans sa collection  » People’s College Comics « , The Sached Trust publiera  » Equiano : The slave who fought to be free « , dessinée par Rick Andrew, scénarisé par Joyce Ozynski et Harriet Perlman et destiné expressément à un public de jeunes lecteurs noirs de 9-14 ans. Pour la petite histoire, Rick Andrew (dont c’était le travail de fin d’études), qui avait été choisi pour son style naturaliste, avait reçu comme instruction de ne pas utiliser l’ironie ou la satire, celles-ci étant considérées comme peu lisibles pour un public de jeunes lecteurs noirs…  » Mhudi « , un autre titre, sortira, adapté du premier roman écrit en anglais (en 1919, mais publié en 1930) par un auteur sud-africain noir, Sol T. Plaatjie (fondateur de l’ancêtre de l’ANC : le SAANC) et dessiné par Grant Cresswell, en co-édition avec une autre ONG, The Storyteller Group.

Mzwakhe Nhlabati poursuivra sa carrière d’illustrateur pour Upbeat et d’autres magazines comme Staffrider (où il croisa régulièrement Nadine Gordimer) l’un des titres fleurons du Black Consciousness Movement. Il dessina également la couverture d’un des romans les plus connus du réveil culturel africain :  » Do not say to me that I am a Man  » de Mtutuzeli Matshoba. En matière de bandes dessinées, l’une des séries les plus connues sur laquelle il travailla fut  » Romance at Riverdale High  » scénarisé par l’auteur pour la jeunesse Christopher Van Wyk (né en 1957).
En parallèle, Joe Dog (Anton Kannemeyer) et Adam Baard (Conrad Botes), futurs créateurs de Bitterkomix, tentaient, en 1989, le genre satirique en sortant  » Case N°308 « , l’histoire d’un guitariste de rock asocial transformé en zombie par un psychologue militaire au moment de son incorporation dans l’armée.
(1) Terme utilisé pour désigner la presse non-gouvernementale, souvent critique vis-à-vis de l’apartheid.
(2) Les bantoustans étaient les régions créées durant la période d’apartheid en Afrique du Sud et au Sud-Ouest africain, réservées aux populations noires et qui jouissaient à des degrés divers d’une certaine autonomie.

Le début des années 90 fut une époque d’intenses activités pour The Storyteller group, organisme fondé par Neil Napper et Peter Esterhuysen. Leur objectif était de développer une culture de l’écrit au sein de la population noire en diffusant une littérature graphique compréhensible visuellement par tous. Ils commencèrent en 1990 avec  » 99 Sharp Street « , une série du dessinateur d’origine mozambicaine Carlos Carvalho, diffusée à travers un magazine promotionnel distribué dans une chaîne de détaillants de vêtements pour consommateurs noirs. Ils furent très actifs entre 1991 et 1996 et comptèrent jusqu’à 20 employés permanents. Leur premier succès fut  » River of our Dreams « , un album diffusé à 250 000 exemplaires (quasi-certainement un record en Afrique…) via le quotidien New Nation. Il s’agissait du résultat de plusieurs ateliers organisés dans diverses écoles, bibliothèques, associations ainsi que de concours organisés à travers tout le pays. Le reste de leurs productions consiste en des albums didactiques sur le SIDA, l’éducation, l’auto-entreprenariat, l’environnement et bien d’autres thématiques abordées en fonction des soutiens reçus. La plupart était en couleur, très influencée par la « ligne claire », à la différence du Sached plus « underground ».

L’auteur le plus prolifique était Alastair Findlay, caricaturiste politique qui démarra avec le quotidien de langue afrikaans Vrye Weekblad à la fin des années 80 et publie maintenant dans City Press ou Sunday Sun, des journaux libéraux. Alastair Findlay est également le dessinateur de la première BD afrikaner, « Hemel op Aarde  » (traduction : le paradis dans le ciel), publié en 1997 par les éditions Queillerie, sur un scénario de Tinus Horn.
L’une des plus belles réalisations de The Storyteller Group fut  » Deep Cuts  » (1993), superbe album constitué d’adaptations de plusieurs nouvelles d’écrivains sud-africains par Can Themba, Alex La Guma et Bessie Head.

Malheureusement, le public, peu habitué à ce genre de produits, ne suivit pas et ce fut un échec commercial. L’année suivante, The Storyteller Group édita «  Heart to Heart « , une BD sur le sida qui était le résultat d’un atelier en milieu rural et qui proposait une fin alternative avec changement de style graphique(1). The Storyteller Group participa à la campagne électorale de 1994 en proposant des petites BD sur la démocratie, le droit de vote et la liberté(2). Peu après, le duo se sépara à l’amiable avant qu’Esterhuysen ne meure prématurément.
La fin de l’apartheid et le développement économique n’y changent donc rien : la bande dessinée sud-africaine reste un support de l’éducation et a du mal à se développer en dehors. L’exemple en est avec Mthombothi Studios(3) créé par le belge Johan Delannoie et son épouse, en 1999. Leur principale série, «  The Adventures of Themba and Bizza  » (5 titres à ce jour) est vendue, d’abord et avant tout, comme un support à l’apprentissage scolaire (histoire, géographie….)(4). Mhtombothi édite également une autre série dessinée par Alby Mavimbela :  » Tholakele « , constituée de  deux albums pour enfants qui traitent d’une petite fille désireuse d’apprendre ses leçons avec sa maman.
Les tentatives pour sortir de ce prisme éducatif existent cependant. Au milieu des années 90, Carlos Carvalho a édité chez Human and Rousseau les deux albums de la série  » Zizi and Xau  » :  » The Eagle Calls  » et  » The Secret of Great Zimbabwe « . Celle-ci est arrêtée de nos jours.
En 2001, l’alliance entre la BD, un média (Sunday Times) et des annonceurs (Caltex, Texaco, Visa, GT banque et Henkel) a permis le démarrage de l’un des plus gros succès africain en matière de bande dessinée : la série manga  » Supa Strikas « , produite par le studio d’animation Strika Entertainment, qui a le football pour thème(5). Après une centaine de numéros édités,  » Supa Strikas  » tire de nos jours à 1,4 millions d’exemplaires dans 16 pays. L’an dernier, la série est devenue une série animée visible en Afrique, dans le Sud-est asiatique et en Amérique latine.

Au début des années 2000, Themba Siwela (né en 1975) lançait  » Majimbos  » dans le mensuel, « pour lecteurs noirs », Bona. Il s’agissait de la première série sur un township produite par un artiste qui en était originaire(6).
(À suivre)
Christophe CASSIAU-HAURIE, avec l’aide de Gilles RATIER à la technique et à la mise en pages
(1) Il y eut d’autres BD sur le SIDA comme  » Loving in the Nineties  » de Charlotte Peden (1993).
(2) Dans le même genre, on peut citer, par exemple,  » Tomorrow People  » : countdown to democracy  » (1994) édité par Story Circle.
(3) http://www.themba.net
(4) Mthombothi propose également une série pour les enfants : Kolulu taktaki, disponible en 11 langues.
(5) http://www.supastrikas.co.za/comic
(6) Siwela était de Kwamashu, un township près de Durban.