Le premier volume regroupe les trois premières intrigues(1), où Macherot mêle habilement suspense et humour, les trente planches de l’épisode suivant dû à Jo-Ël Azara et Greg lors de la résurrection du personnage (« Les Lutins diaboliques », paru du n°7 du 18 février au n°21 du 27 mai 1969) et un dossier, malheureusement pas encore assez consistant pour notre insatiable appétit, signé de l’érudit Jacques Pessis. Voilà donc l’occasion de revenir, plus en détail, sur la carrière étonnante de Raymond Macherot : dessinateur qui utilisa l’univers animalier pour mieux décrire les travers des hommes, mais dont a un peu oublié la faconde à inventer des personnages plus réalistes et non moins dénué d’humour et de poésie !
Né le 30 mars 1924 à Verviers, en Belgique, Raymond Macherot manifeste très tôt des dons pour le dessin, bercé par ses lectures du « Gédéon » de Benjamin Rabier ou du « Tintin » d’Hergé dans Le Petit Vingtième. Tout en poursuivant ses humanités à l’athénée de sa ville natale, il fera partie des scouts neutres : de 1936 jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Auparavant, en mai 1940, il s’enfuit devant l’avancée de l’armée allemande, pour éviter l’enrôlement dans les S.T.O., en compagnie de son ami Maurice Maréchal (le futur dessinateur de « Prudence Petitpas »). Il finit par aboutir chez des paysans accueillants du sud-ouest de la France où il y découvre la nature et ses animaux : un univers qui va le passionner et qui peuplera son œuvre future. De retour en Belgique, il entreprend des études de droit à l’Université de Liège, en 1942. Puis, il s’enrôle dans la Royal Navy, en février 1945, caressant des rêves de voyages lointains et exotiques ; mais ses patrouilles sur la Manche ne le mèneront qu’en Angleterre, pays dont il découvrira le charme de la campagne et des petites villes et qu’il reconstituera dans les enquêtes de « Clifton ».

Démobilisé, il s’essaie ensuite à diverses professions dont celles d’ouvrier dans une usine de textile (pendant trois semaines) ou de commis aux écritures dans l’administration fiscale, en 1946. Il sera aussi journaliste au Courrier du Soir de Verviers (à la chronique judiciaire), de 1948 à 1952, alors qu’il s’essaie au dessin satirique dans l’hebdomadaire bruxellois Pan, sous le pseudonyme de Zara, de décembre 1948 à 1953. Son style graphique, qui se distinguait par ses personnages aux corps très élancés, était alors très inspiré par celui du cartoonist américain Virgil Partch : un portfolio de ces gags à l’humour féroce fut même édité, en 1948.

Vers 1951 (soit un an après son mariage avec Josette, rencontrée six mois plus tôt, en décembre 1949), Le Courrier du Soir commence à connaître quelques problèmes financiers et on suggère à Raymond Macherot de se lancer plutôt dans la bande dessinée. Il réalise alors quelques essais (dont les aventures d’un marin qui s’appelait La Houle, un nom qu’il réutilisera un peu plus tard) et prend conseil auprès de Jacques Martin, le dessinateur d’« Alix » qui réside dans sa région, à Verviers.


Après cette entrevue, il décide de tenter sa chance auprès du journal Tintin en envoyant quelques essais pour une histoire de chevalerie. Mais son dessin trop figé ne convient guère à Hergé, alors directeur artistique de la publication. Par contre, la rédaction du journal juge l’histoire intéressante et en confie l’illustration au dessinateur Fred Funcken. Cela deviendra la série « Le Chevalier blanc », publiée à partir du n°40 de 1953(2) : « je voulais gagner ma vie et, à l’époque, la première chose qui m’est venue était une série réaliste… Pourtant, mon style était plus proche de celui de l’humoristique et puis je venais de Pan, un journal satirique. »(3)


En compensation, Macherot est embauché au journal Tintin, en 1952. Le rédacteur en chef de l’époque, André Fernez, lui confie l’illustration de petits dessins pour du rédactionnel (les rubriques « Trucs et ficelles », « Vous avez la parole », « Pas si bête », etc.) et pour des contes pour enfants publiés dès l’année suivante. Macherot effectue également des travaux de mise en page au studio du Lombard où, sous la direction bienveillante d’Eugène Vannijverseel alias Évany et avec l’aide de Morris ou d’André Franquin qui deviendront ses amis, il apprend le métier. De temps à autre, il publie donc quelques planches de bandes dessinées(4), en alternant les histoires réalistes et les séries comiques(5), tout en développant son talent d’illustrateur avec des couvertures pour Tintin, lesquelles relèvent pratiquement de l’art publicitaire. « J’ai toujours fait ce qu’on me demandait. Je n’ai jamais fait ça par vocation. J’ai toujours aimé les enfants et, quand j’étais jeune, j’aimais beaucoup les séries pour enfant comme « Bécassine » par exemple. »(3)

La légende veut que Raymond Leblanc, le fondateur du journal Tintin, le remarque alors qu’il était en train de dessiner une petite souris qui grignotait une carotte. L’éditeur, à la recherche d’une série animalière capable de concurrencer celles qui paraissaient dans Le Journal de Mickey, décide de lui donner sa chance. Une première histoire naît sous le crayon de Raymond Macherot : il s’agit de « Mission ?Chèvrefeuille? » (en août 1953) ; laquelle constitue, en quelque sorte, la matrice de l’univers de « Chlorophylle », le lérot qui, avec ses comparses le mulot Minimum, le lapin Serpolet, l’étourneau Caquet, le hérisson Bouclette et la loutre Torpille, va mener la vie dure aux rats noirs dirigés par l’affreux Anthracite ; notamment dans leur première grande histoire : « Chlorophylle et les rats noirs » (publiée, en Belgique, à partir du 14 avril 1954, dans le n°15 de Tintin), un récit qui rencontre le succès et qui permet à l’auteur d’être publié en album dans la prestigieuse collection cartonnée au dos toilé des éditions du Lombard.
Elle sera suivie par les mythiques « Chlorophylle et les conspirateurs » (1954-1955) et « Pas de salami pour Célimène » (1955-1956) : une histoire qui marque déjà la volonté du dessinateur de changer de style. Il y aborde le genre policier, évolution qui va trouver son aboutissement avec « Chlorophylle et les croquillards » (1957) et « Zizanion le terrible » (1958) qui, du fait d’une certaine impertinence, ne seront jamais publiées en album avant l’édition brochée de Glénat (et de Distri BD pour la Belgique) de 1977, en noir et blanc. Malgré un retour à des histoires plus conventionnelles comme « Le Retour de Chlorophylle » (1959), les histoires de Macherot ne seront désormais publiées qu’en albums brochés, dans la collection bon marché « Jeune Europe ».

En 1956, René Goscinny lui fournit quelques scénarios de plusieurs épisodes mettant en scène, dans une composition de dessins animés en « Tintincolor », le petit canard « Klaxon ».

La même année, comme il a envie de dessiner des humains, Macherot s’accorde une première tentative, plus ou moins avortée faute de succès, avec le vieux navigateur grognon « Le Père La Houle » qui ne connut qu’une seule aventure de trente planches (1956-1957) et deux courts récits de trois pages (dont un écrit par Goscinny), en 1957(6).

Même s’il lance, de 1957 à 1961, deux rubriques animalières(7), il décide, en 1959, de retenter sa chance avec des héros humains par le biais des enquêtes du colonel « Clifton », le contre-espion britannique de Sa Très Gracieuse Majesté.

« Je voulais faire une histoire de détective. Tous les auteurs de romans policiers classiques sont anglais – Conan Doyle, Agatha Christie- et je me suis dit : « tiens je vais faire un détective anglais dans le style traditionnel ». Mais il fallait typer le héros et j’ai combiné trois personnages folkloriques que l’on retrouve en Angleterre : le chef scout, le colonel en retraite et le détective amateur. Le côté un peu comique c’est qu’il est chef scout (Héron mélomane), qu’il promène tous ses petits scouts le dimanche et qu’il collectionne les bagues de cigares (pour lui donner un caractère). Je crois que c’est mon personnage préféré, je me suis vraiment amusé avec le colonel « Clifton » et c’est un regret pour moi de ne plus l’animer. ».(8)

Malgré un réel succès d’estime, l’éditeur lui demande de reprendre « Chlorophylle ». Ce que Macherot fait avec brio grâce au diptyque « La Revanche d’Anthracite » (1961) et « Chlorophyle joue et gagne » (1961-1962). À la même époque, il réalise aussi quelques gags de « Pipelette », la fille du concierge du nouveau building Tintin, laquelle va hanter les pages du journal (uniquement la version belge), du n°7 au n°16 de 1961, à la recherche d’un emploi dans les aventures de « Michel Vaillant », de « Rock Derby » ou de « Clifton ». Finalement engagée comme dactylo par le rédacteur en chef, le personnage sera repris graphiquement par Berck au n°17, pour disparaître définitivement au n°36.

En effet, Macherot commence à en avoir assez et attribue son insuccès relatif au fait que les éditions du Lombard ne le publient plus en albums cartonnés. Aussi, si pour l’instant il reste encore au journal Tintin, par reconnaissance car ce dernier lui a donné sa chance, il lorgne déjà vers le journal de Spirou où, semble-t-il, on a plus l’air de plus s’amuser : la ligne éditoriale de l’hebdomadaire des éditions Dupuis étant aussi plus proche de son inspiration poético-humoristique. Après « Le Furet gastronome » (1962), « Chloro à la rescousse » (1963) et deux très courtes histoires scénarisées par Greg qui seront publiées en 1961 et en 1966, il franchit le cap, le 19 mars 1964, où, après un important battage, est publiée la première et seule aventure du chat aristocrate « Chaminou », dans Spirou ; ses autres personnages étant repris par divers dessinateurs et scénaristes dans Tintin(9).
C’est l’insuccès recueilli par « Chaminou » et l’incompréhension des autres dessinateurs de Spirou qui ont conduit très vite Macherot à abandonner ce personnage, qu’il considérait pourtant comme l’un de ses plus prometteurs, et à en créer un autre : la petite souris « Sibylline » (le 4 mars 1965), plus proche de l’univers bucolique de « Chlorophylle ». « Chaminou » ressurgira, des années plus tard, aux éditions Marsu Productions, dessiné par Denis Bodart (scénario de Yann, en 1989), puis par Olivier Saive, de 1992 à 1995. Ensuite, Macherot collabore avec le scénariste René Goscinny qui lui fournit une histoire de vingt planches mettant en scène « Pantoufle » (en 1966)(10) : le malchanceux chat amoureux apparu dans « Pas de salami pour Célimène ».

Hélas, en 1970, le dessinateur rencontrera, à l’instar de ses pairs Hergé et Franquin, cette terrible maladie qu’est la dépression. Il n’abandonnera pas le dessin mais devra se faire assister, pour le scénario, par Paul Deliège : l’auteur de « Bobo » et des « Krostons » (voir http://bdzoom.com/spip.php?article3933).
C’est pourtant à cette époque que Macherot dessine le chat « Mirliton » scénarisé par Raoul Cauvin, dans Spirou, de mars 1970 à mai 1975, qu’il collabore avec Yvan Delporte aux scénarios de « Mulligan » (deux histoires de trente pages publiées en 1968 et 1969) et qu’il participe aussi aux premiers opus de la série « Isabelle », avec Will, André Franquin et Yvan Delporte (de 1969 à 1975) : « Je pense que je m’ennuyais un peu et j’essayais de trouver une raison de m’amuser. Je m’ennuyais très très vite alors je devais changer, je suis comme ça ! En fait, j’ai créé la série « Isabelle » et j’ai demandé à Willy Maltaite de la dessiner. À la base, le premier « Isabelle » était un début de scénario que j’avais écrit pour « Clifton », puis je l’ai orienté vers un nouveau personnage…

C’est vrai, j’ai aussi créé « Mulligan » dont j’ai réalisé quelques planches ; puis j’ai demandé à Berck de le dessiner. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est de créer quelque chose d’original. Dessiner ou scénariser m’est égal. Je dessinais ce qui allait avec mon style et mes envies… »(3)

Néanmoins, en 1976, il reprend en main le scénario de « Sibylline » et tente d’utiliser, à partir de 1980, un trait considérablement durci : un type de dessin qu’il adoptera définitivement jusqu’à la fin de sa carrière qu’il interrompra en septembre 1990, sans jamais avoir retrouvé, hormis quelques exceptions, le génie de ses débuts. Il tente alors de profiter de sa retraite, en compagnie de sa femme, dans le petit village de Polleur, continuant à peindre, de temps en temps, dans le plus pur des styles naïfs : « lorsque je suis venu chez Spirou, on m’a demandé de faire des animaux. J’aurais préféré faire autre chose, mais que voulez-vous, j’ai une étiquette de dessinateur d’animaux ! ».(8)

Très déprimé par la mort de son épouse, renversée par une voiture non loin de sa maison en octobre 2007, il décède le 26 septembre de l’année suivante, à l’âge de quatre-vingt quatre ans, sans n’avoir jamais retouché à la bande dessinée ; sauf pour aider ou conseiller Olivier Saive et André Taymans, lors de leurs reprises respectives de « Chaminou » et de « Sibylline » (en albums chez Flouzemaker, à partir de 2005)(11).
Gilles RATIER
(1) Il s’agit de « Les Enquêtes du colonel Clifton » (trente planches parues du n°50 du 16 décembre 1959 au n°12 du 23 mars 1960, plus une demi-page annonce au n°50 de la version belge du journal Tintin, en 1959), « Clifton à New York » (trente planches parues du n°13 du 30 mars 1960 au n°31 du 4 août 1960) et « Clifton et les espions » (trente planches parues du n°49 du 8 décembre 1960 au n°11 du 14 mars 1961).

(2) Dans le n°80 de Hop ! du troisième trimestre 1998, Liliane Funcken (l’épouse et collaboratrice de Fred Funcken) donne une version légèrement différente de ce passage de témoin : « Macherot a présenté l’idée d’une série réaliste avec la trame du « Chevalier blanc » au Lombard. Nous avions présenté un projet de série plutôt humoristique. Le directeur artistique du Lombard, monsieur Évany, nous a dit : « C’est bizarre, je verrais bien l’idée de Macherot dessinée par les Funcken et celle des Funcken réalisée par Macherot ». Nous avons donc acheté et exploité l’idée de Macherot ! »
(3) Extraits d’une interview réalisée par Stéphane L. dans Hop ! n°115 du 3ème trimestre 2007.
(4) À l’exception de « Le Docteur Finet a disparu ! »

(quatre planches semi-réalistes réalisées avec l’aide de Tibet et publiées au n°15 du 14 avril 1954, et en France au n°379 du 26 janvier 1956), les courtes histoires dessinées et scénarisées par Raymond Macherot, publiées dans Tintin avant la création de « Chlorophylle », ont été rééditées, en noir et blanc dans le n°16 de l’indispensable collection « Á Propos » éditée par Stephan Caluwaerts : « À propos de Raymond Macherot : le chant du pirate », en 2005 (où Raymond Macherot et André Taymans sont interviewés par Stephan Caluwaerts et Philippe Wurm). On y trouve donc « Le Véritable monde perdu » (cinq planches réalistes, dont la couverture, publiées au n°7 du 18 février 1953, et en France au n°234 du 16 avril), « L’Homme qui tua le diable » (cinq planches réalistes, dont la couverture, publiées au n°14 du 8 avril 1953, et en France au n°240 du 28 mai), « L’Odyssée du? Flandre Impériale? » (quatre planches réalistes publiées au n°17 du 30 avril 1953, et en France au n°242 du 11 juin),

« Les Perles de la reine » (quatre planches humoristiques publiées au n°27 du 9 juillet 1953, et en France au n°252 du 20 août) et « Mission ?Chèvrefeuille? » (quatre planches humoristiques publiées au n°32 du 13 août 1953, et en France au n°257 du 24 septembre). Ces récits sont complétés par les dix-huit strips publicitaires et animaliers mettant en scène l’écureuil Broum, emblème de la Caisse Générale et de Retraite, dans « Les Trois cachettes de Civet le lapin » parus, de façon hebdomadaire, du n°5 (du 1er février 1956) au n°22 (du 30 mai 1956),

ainsi que les quarante-huit strips de « Le Grenadier Victoria vous raconte… » ou « Le Grenadier Victoria te raconte… », originellement parus du n°44 de 1953 au n°39 de 1954.

(5) Il y dessine donc surtout les strips publicitaires du « Grenadier Victoria », une série réalisée pour Publiart (la régie publicitaire du Lombard) que reprendra ensuite François Craenhals, puis Tibet et Albert Weinberg ; voir les « Coin du patrimoine » consacrés à ces deux autres piliers du journal Tintin : http://bdzoom.com/spip.php?article4493 et http://bdzoom.com/spip.php?article4737. Macherot fournira aussi le scénario de quatre planches réalistes à François Craenhals : « Le Dossier Samarang », publié dans le n°22 du 4 juin 1953 (et en France au n°247 du 16 juillet) !
(6) La première histoire du « Père La Houle » a été reprise en album au Lombard en 1960, puis aux éditions Chlorophylle en 1978 et chez Rijperman en 1982 ; en revanche, seul le deuxième court récit (« Le Père La Houle va à la pêche », scénario et dessins de Raymond Macherot) est inclus dans l’album Lombard de 1960 et dans l’édition Chlorophylle de « Chlorophylle contre les rats noirs », en 1977 !

(7) La première de ces rubriques « nature », intitulée « La Petite jungle du Vallon Fleuri », est animée par Chlorophylle et Minimum, du n°27 de 1957 au n°1 de 1958, et contient quelques dessins inédits. Pour la seconde (« En promenade avec le père Mathieu », publiée du n°18 de 1959 au n°7 de 1961), Macherot en écrit les textes et se réserve l’illustration des bandeaux de titres et des gags, alors que les dessins réalistes sont exécutés par Ref alias René Follet.
(8) Extraits d’une interview de Raymond Macherot réalisée par Jacques Klompkes et publiée dans le n°11 du fanzine Falatoff, en octobre 1972.
(9) « Chlorophylle » continuera à vivre d’autres aventures, dans les pages de Tintin, sous les crayons successifs de Pierre Guilmard (de 1968 à 1970), Hubuc (en 1969 et 1970), Dupa (de 1971 à 1983) assisté par Janry en 1980 ou de Walli (de 1983 à 1988), avec des scénarios de Hubuc (de 1968 à 1970), Greg (de 1971 à 1973), Bob de Groot (de 1976 à 1983) et Michel de Bom (de 1984 à 1988) ; tandis que « Clifton » sera ressuscité par Jo-Ël Azara et Greg en 1969, puis par Turk et Bob de Groot, en 1970 ; Bob de Groot reprenant entièrement le scénario, en1975, et Turk se faisant remplacer sur le plan graphique, en 1984, par Bédu (lequel écrira aussi, de 1991 à 1995, ses propres enquêtes mettant en scène ce personnage), puis par Michel Rodrigue de 2003 à 2008, le dernier épisode étant scénarisé par Michel Rodrigue, seul aux commandes.
(10) « Pantoufle » revivra dans Spirou, toujours dessiné par son créateur graphique, le temps d’un épisode de cinq pages scénarisé par Stephen Desberg, en 1979, et de trois autres courts récits entièrement dus à Macherot, en 1980 et 1981. Pour information, son autre chat de « Mirliton » renaîtra également, en juin 2007 : Erwin Drèze illustrant alors de nouveaux scénarios signés Raoul Cauvin, aux éditions Flouzemaker !
(11) Outre les documents déjà cités, pour en savoir plus sur Raymond Macherot, vous pouvez consulter : Schtroumpf n°3/4, Phénix n°5 (article d’Édouard François entièrement reproduit ici : http://bdzoom.com/spip.php?article3530), Les Cahiers de la BD n°21, Haga n°42, Bulles dingues n°4, L’Age d’Or n°21, Critix n°7, La Lettre n°59, L’Avis des Bulles n°10, Hop! n°120, dBD n°28, Zoo n°16 et Papiers Nickelés n°19, Bananas n°3, ainsi que les ouvrages « Portraits à la plume et au pinceau » de Numa Sadoul aux éditions Glénat (1976), « Animaux en cases » de Thierry Groensteen aux éditions Futuropolis (1987), « Macherot met la gomme ! » de Martine Janssen aux éditions du Centre Belge de la Bande Dessinée (1996), « Le Duel Tintin-Spirou » d’Hugues Dayez aux éditions Contemporaines (1997) et, surtout, les très illustrés « Macherot : une monographie » aux éditions Mosquito (1998) et « R. Macherot : monographie » d’Édouard François aux éditions L’Âge d’Or (laquelle reprend, entre autres, en 2002, les quatre planches du « Docteur Finet a disparu ! ») : deux ouvrages essentiels qui nous ont beaucoup servi, ainsi que les sites http://www.comicartfans.com, http://bdoubliees.com, http://andre.taymans.over-blog.com et http://macherotbd.free.fr pour vous proposer une iconographie la plus originale et la plus attractive possible !