On vient d’appendre selon une source proche de la direction générale de Lagardère Active Médias que celle-ci a décidé de suspendre l’exploitation du mensuel de bandes dessinées en 2007. Elle  envisagerait éventuellement une location-gérance pour le magazine de bandes dessinées Lagardère Active Médias, lors d’un comité d’entreprise, a annoncé le 20 décembre cette décision. Elle étudie une solution pour ce mensuel a précisé cette source.
L’Echo des Savanes a été créé en 1972 par Claire Bretécher, Marcel Gotlib et Nikita Mandryka.

 

Petit historique:

ÉCHO DES SAVANES (L’) (1re série)

Éditions du Fromage (France)

Trimestriel jusqu’au n° 11, bimestriel au n° 12 puis mensuel au n° 16

N° 1 : mai 1972

N° 84 : janvier 1982

Les Aventures génitales de Bitoniot (Mandryka) – Blanche-Neige (Gotlib) – La Vie passionnée de Jeanne d’Arc (Bretécher) – La Saga du patineur d’argent (Gotlib) – Le Type au Reuri (Mandryka) – L’Homme au landau (Lob) – Le Chien des Basketville (Pétillon) – Sally Forth (Wallace Wood) – Le Baron noir (Got, Pétillon) – Caroline Choléra (Pichard, Dubos) – La Horde (Mandryka) – Malice au pays des merveilles (Wallace Wood) – Mr Natural (Crumb) – Le Plombier maudit (Solé)

Fondé par Bretécher, Gotlib et Mandryka, L’Écho des savanes subit, dès son premier numéro, les foudres de la censure. Son esprit scandaleux et obscène fit, effectivement, trembler les bonnes consciences et permit d’inaugurer un nouveau genre : la B.D. adulte. Après le départ de Gotlib et Bretécher, Mandryka ouvrit les portes du journal à de nombreux autres dessinateurs qui poursuivirent cet esprit provocateur et, surtout, novateur. Cet humour, aussi corrosif qu’efficace, fit au début de nombreux émules, comme Le Canard sauvage et Mormoil. Ajoutons qu’après sa disparition, le titre sera acheté par les éditions Albin Michel (voir L’Écho des savanes 2série).

 

Écho des Savanes (L’) (2e série)

Albin Michel, puis Albin Michel et les Éditions des savanes (Filipacchi) (France)

Mensuel

N° 1 : novembre 1982

Paraît toujours

Edmond le cochon (Rochette, Veyron) – Les Pourris (Dimitri) – Ranxerox (Liberatore, Tamburini) – Le Fils de l’enragé (Wolinski) – L’Amour propre (Martin Veyron) – Le Déclic (Manara) – Les Perles de l’amour (Lévis, Leroy) – Léon la Terreur (Van den Boogaard) – Zasafir (Buzzelli) – Léa (Rossi, Le Tendre) – La Survivante (Paul Gillon) – Les 110 Pilules (Magnus) – Sibérienne (Victor de La Fuente, Victor Mora) – Dodo, 13 ans (Lévis, Leroy) – Gomina, le point du jour (Ben Radis, Dodo) – Erma Jaguar (Alex Varenne) – Les Sales Blagues de L’Écho (Vuillemin)

Très inspiré à l’origine par la revue italienne Frigidaire, L’Écho des savanes est d’abord dirigé par Georges Wolinski, puis par Claude Maggiori et enfin par Hervé Desinge, à partir de décembre 1984. Ce dernier impose, avec le temps, une formule magazine très axée sur l’érotisme et les thèmes – curieux – de société. La présence des meilleurs dessinateurs italiens et français a permis, en outre, de placer L’Écho des savanes au plus haut niveau des ventes des mensuels de B.D