Cliquez sur l’appareil photo pour découvrir les images de la remise des prix (copyright Laurent Melikian, que nous remercions).

 

Le festival de bandes dessinées BD Boum de Blois, un des plus importants du genre, a une nouvelle fois accueilli de très nombreux visiteurs, tant par sa gratuité et le copieux plateau d’auteurs présents (une centaine) que par la richesse de ses manifestations et expositions. Cette année, les organisateurs ont choisi de décerner leur grand prix, le Grand Boum, à Baru, pour l’ensemble de son œuvre. Voila une excellente initiative qui récompense justement l’auteur du récent et excellent « Enragé », rarement honoré bien qu’il ait été maintes fois cité comme Grand Prix potentiel d’Angoulême. Baru réalisera donc l’affiche de la prochaine édition de BD Boum et son œuvre fera l’objet d’une exposition dont on souhaite qu’elle soit aussi réussie que celle consacrée à Lorenzo Mattoti, Grand Boum 2005, que vous pouvez encore visiter jusqu’au 10 décembre (Maison du Loir et Cher). LT

 

Les autres prix sont :

          Prix ligue de l’enseignement jeune Public, sélectionné par un jury enfants (6-10 ans): Emile Bravo, La faim des sept ours nains (Seuil jeunesse)

          Prix Région centre, récompensant un album pour sa portée citoyenne : Ludovic Debeurme, Lucille (Futuropolis)

          Prix Nouvelle République, pour un auteur « du cru », résidant ou natif de la région du quotidien : Luc Brunschwig & Etienne Le Roux pour La Mémoire dans les poches(Futuropolis)

          Prix Conseil Général, sélectionné par un jury enfant (10-15 ans): Bruno Gazzotti & Fabien Vehlmann, Seuls(Dupuis)

          Quant aux célèbres Médailles en chocolat, « décernées aux lauréats jugés aptes à en supporter l’indigestion », elles ont été attribués à Isabel Ribeiro & Leo, Jean-Paul Salis et Philippe Thirault

     Enfin, le prix Jacques Lob, décerné à un scénariste, revient à Dieter

 

      Rappelons également que c’est lors de cette cérémonie que furent dévoilés les 5 albums restant en lice pour le Grand Prix de la critique 2007

 

BARU (pseudonyme d’Hervé BARULÉA)

France

1947

Baru, de son vrai nom Hervé Baruléa, naît à Thil (France), le 29 juillet 1947. Après un début de carrière dans l’Éducation nationale, comme professeur de sport, il se tourne vers l’illustration professionnelle à la fin des années soixante-dix. Ses premières planches paraissent sous forme de récits complets dans les magazines Pilote et L’Écho des savanes en 1982. Pour les éditions Dargaud, il réunit et exploite avec justesse et humour quelques souvenirs et anecdotes de sa jeunesse, qui donneront lieu à une trilogie, Quéquette blues, dont les trois parties paraissent entre 1984 et 1986 (elles sont rééditées en un volumes en 1991 par les éditions Albin Michel sous le titre de Roulez jeunesse) et à un album indépendant : La Piscine de Micheville, paru en 1985 et également repris par les éditions Albin Michel en 1993. L’auteur dévoile alors son style réaliste, nerveux, qu’il sait dépouiller pour aller à l’essentiel, et son talent narratif, notamment dans la description des situations. Parallèlement, il collabore avec les éditions Futuropolis où il publie La Communion du Mino, dans la collection « X », en 1985 et Vive la classe en 1987. Les éditions Albin Michel accueillent alors Baru et publient Cours camarade en 1988, une course poursuite haletante entre deux jeunes, dont un d’origine maghrébine, et un groupe de militants d’extrême droite, aux tendances plutôt racistes. Suit Le Chemin de l’Amérique en 1990, co-écrit avec Jean-Marc Thévenet contant la difficile ascension d’un boxeur algérien au moment de la guerre d’indépendance de son pays. La même année, il collabore à l’ouvrage collectif Le violon et l’archer, publié chez Casterman. À partir de 1991, Baru se livre à une expérience originale. Pour le compte de l’éditeur japonais Kodansha, il réalise à la manière d’un manga L’Autoroute du soleil, un road movie adapté librement de son album Cours camarade. Ce pavé, édité aux éditions Casterman en langue française en 1995 (et réédité en deux volets dans la collection Ecritures de l’éditeur en 2002), reçoit l’Alph’Art du meilleur album de l’année au festival d’Angoulême 1996. Début 1997, toujours chez Casterman, paraît Sur la route, encore, un nouveau road movie mettant en scène le parcours d’un homme parti à la recherche de sa femme. La même année, Baru réalise une adaptation cinématographique, sous forme de court métrage, d’une des séquences de cet album. En 1998 il publie Bonne année chez le même éditeur puis, entre 1999 et 2003 s’engage dans la série Les années Spoutnik, relatant la vie quotidienne d’une bande de gamin dans un village des années 1950. Il publie ensuite, dans la collection Aire Libre des éditions Dupuis, l’Enragé, une fiction contant la gloire et la déchéance d’un jeune homme des cités devenu champion du monde de boxe. Les deux volets de ce diptyque paraissent respectivement en 2004 et 2006, année où Baru se voit récompenser pour l’ensemble de son œuvre du Grand Boum, au cours du festival BD Boum de Blois.LT