Bonsoir, les Ami(e)s,
Cela fait bien longtemps que je ne vous ai pas donné des nouvelles. Pour la
première fois, ces nouvelles ne concernent pas Dupuis, mais ma modeste
personne, si vous le voulez bien.
J¹ai passé dix-sept ans dans la maison de Marcinelle et, dans l¹ensemble,
j¹y ai été heureux comme un pape. Ce bonheur, je vous le dois, vous les
auteurs, comme je le dois à celles et ceux qui, dans la Maison, m¹ont fait
confiance et m¹ont apporté leur concours dans mon métier d¹éditeur. Mon
licenciement brutal, et donc mon  départ précipité, ne m¹ont pas permis de
vous remercier, comme je l¹aurais fait dans des circonstances plus douces,
pour toutes les joies d¹éditeur ou plus simplement d¹homme que j¹ai pu
goûter à votre contact et à celui de vos créations, comme je n¹ai pu
répondre aux témoignages de soutien et d¹amitié que certains d¹entre vous
m¹ont adressés. Je le fais ici, du bon du c¦ur, comme disait Philippe
(Vandooren), qui restera à jamais mon mentor et l¹homme de mes pensées à qui
toujours je pense. 
 
À l¹heure où les marchands du temple et leurs actionnaires se poussent du
col pour qu¹on ne voie pas trop où ils posent leurs gros sabots, j¹ai donc
dû refermer définitivement le livre Dupuis. Je rejoins Futuropolis comme
directeur de collection. J¹y retrouve le sémillant Sébastien (Gnaedig), la
pétillante Évelyne (Colas), le pétulant Didier (Gonord) et le pétaradant Luc
(Brunschwig). Bref, je serai en territoire ami. Avec un projet éditorial,
conduit par Sébastien, qui me va comme un gant, et au développement duquel
j¹entends apporter ma contribution enthousiaste.
Que les dieux du verbe et de l¹image vous aient à la bonne.
Claude  (Gendrot).