Formation et premiers pas:


Philippe Mellot : Quelle a été ta formation graphique ?


Florence Cestac : J’ai toujours dessiné. Mes parents me racontait d’ailleurs que déjà, je faisais des dessins avec ma fourchette dans la purée. Après, mes cahiers d’écoliers étaient constellés de dessins qui représentaient des Mickey, des Pluto et des Donald puis, ensuite, j’ai fais les Beaux-arts et les Arts-Déco.


PM : Les Beaux-arts à Rouen je crois !?


FC : Oui, les Beaux-Arts à Rouen et les Arts-Déco à Paris. A l’époque, on passait un examen qui s’appelait le Cafa ce qui nous permettait de d’entrer directement en deuxième année des Arts-Déco.


PM : Quelles ont été tes premières activités professionnelles ?


FC : C’était durant l’époque de mes études aux Arts-Déco. Parallèlement, avec Etienne Robial qui était Rouennais comme moi, nous venions de monter à Paris et nous avons commencé à faire des illustrations pour les Editions Filipacchi, dans Lui, Mlle Age-Tendre, Salut les Copains etc.


PM : Tous les deux, vous étiez conjointement passionnés par le vieux papier et les objets anciens !?


FC : Effectivement, nous avions retrouvé un vieux copain rouennais, Denis Ozanne qui connaissait bien ce milieu. Comme nous avions quelques difficultés financières, nous nous sommes dits que nous pourrions déballer aux Puces. On s’est alors retrouvé à Montreuil, précisons qu’à cette époque il n’était pas nécessaire d’avoir une patente pour déballer, c’était une liberté totale. Tous les samedi, nous étions donc à Montreuil.


PM : Il y a longtemps, j’ai même entendu raconter que vous déballiez des vieilles chaussures.


FC : On déballait n’importe quoi. Pour t’expliquer, on se levait très tôt pour être à Montreuil à 4 heures ou cinq heures du matin et on allait chiner au cul du camion, comme on dit, et nous achetions tous les objets sur lesquels il nous paraissait possible de faire un bénéfice. Puis, vers 9-10 heures, on revendait nos acquisitions… c’était donc absolument n’importe quoi !


PM : Ensuite il y a eu le rachat de Futuropolis, qui était déjà la principale librairie de bandes dessinées anciennes au début des années soixante-dix.


FC : En déballant, on avait rencontré un type qui s’appelait Jean-Claude Derepere qui avait des « boites » où il vendait des bouquins de science-fiction et des polars à Clignancourt, et, un jour, il nous a dit qu’il connaissait un mec qui s’appelait Robert Roquemartine qui vendait sa librairie. On trouvait ça formidable mais on avait pas un rond. Cela dit, nous avons quand même été le voir et nous dit simplement « allez les jeunes, vous allez me donner un peu d’argent pour commencer puis vous m’en donnerez au fur et à mesure ou ça rentrera. C’est aussi simplement que ça que nous sommes devenus propriétaires de cette librairie.


PM : C’était en septembre 1972 je crois ?


FC : Non, en juillet. Je me souviens aussi qu’il avait fallu trouver 20 000 francs pour sceller l’affaire et c’était un oncle de Denis, un marchand de poule, qui nous avait prêté la somme. C’est donc grâce à un marchand de poules que nous avons débuté la grande aventure de Futuropolis !


PM : Il y avait une grande part d’innovation dans le choix des bandes dessinées proposées dans cette librairie !?


FC : Oui, c’était toujours le plaisir de chiner, nous allions en Belgique pour y trouver des albums Dupuis-Lombard comme en Californie pour y acheter des comics américains, on voulait que ce soit la caverne d’Ali Baba de la bande dessinée !


 


2. La création des Editions Futuropolis et Harry Mickson


PM : Deux ans plus tard vous créez la maison d’édition du même nom ?


FC : Le premier album qu’on a édité était le 30 x 40 de Calvo. C’était un auteur que nous avions découvert en chinant. Il nous avait tellement séduit que nous avons alors décidé de retrouver sa piste, ce qui nous a conduit à rencontrer sa veuve. Elle nous avait montré ses originaux qui, je me souviens, étaient à la cave à cette époque et le petit-fils s’amusait à les colorier ! Ils étaient tellement magnifiques que nous avons voulu les rééditer au plus près du format d’origine, ce qui explique la création de cette collection 30 x 40. Evidemment on a du en vendre trois à l’époque…


PM : Je me souviens que durant ces années, il t’arrivait souvent de dessiner en attendant les clients. La création de Harry Mickson date de cette période ?


FC : Effectivement, j’avais une espèce de petit éphéméride qui était en permanence devant moi et c’est comme ça qu’est né Mickson, ce rat avec un béret.


PM : Nous sommes bien d’accord que Harry Mickson est le mélange de Harry Dickson et de Mickey !


FC : Absolument, c’était pour faire branché !


 


3. Mickey, Mickson et les premières créations


PM : Quelles ont été tes influences graphiques ?


FC : Eh  bien quand j’étais petite, j’allais en douce chez le marchand de journaux pour acheter des Pépito, Tartine Mariolle et Blek le roc. C’était vraiment mes lectures d’enfance et elles sont devenues mes petites madeleines, sans doute parce que je les lisais en cachette. Je pense que c’est là d’où viennent mes influences. D’ailleurs, quand j’étais petite, je pensais qu’on allait passer notre vie à faire des conneries, rigoler tout le temps et faire des blagues à tout le monde… Comme j’ai aujourd’hui cinquante ans et que je fais toujours de la bande dessinée, je trouve que je ne m’en suis pas trop mal sorti


PM : Et la collection des objets Mickey ? Tu n’as sans doute pas oublié l’expo la présentant que nous avions monté à la Convention de la BD vers 1980 ?


FC : Non, c’est sûr ! D’ailleurs, quand nous avions sorti les Mickey des vitrines pour faire cette exposition, on les avait compté et nous étions arrivé à 6 000 pièces ! Ca allait du bouton de bottine au gros Mickey de manège. C’est toujours pareil, c’est en chinant que nous avions commencé cette collection. Je me souviens que le premier que j’ai acheté était une tirelire en fonte de Mickey que j’avais payé cinq francs dans un déballage. Toute la matinée, j’ai été poursuivie par un collectionneur de tirelires qui voulait me la racheter. A la fin, j’en avais tellement marre que je lui ai expliqué que je ne pouvais pas la lui vendre parce que je faisais une collection de Mickey. Voilà comment tout à commencé !


PM : Qu’est-ce qu’est devenue cette collection ?


FC : Je l’ai toujours, j’en ai vendu une partie pour des problèmes de place mais il m’en reste encore une grande vitrine remplie de belles pièces. Ce que je préfère d’ailleurs, ce sont les Mickey fabriqués par les gens, les interprétations. J’en ai acheté un récemment à Vanves, c’est un Mickey à moto entièrement réalisé avec des capsules de bière, c’est une grande beauté !


PM : Ton tout premier bouquin est souvent cité dans les bibliographies mais reste peu connu, il s’agit du Mickson alphabet qui est paru en 1979 en mini-format (7 x 10) ?!


FC : Oui, je me demande même si nous ne l’avions pas agrafé à la main. C’était une carte de vœux je crois que nous donnions aux amis, aux libraires et aux clients.


PM : Il me semble qu’il avait été imprimé sur la partie correspondant à la chute de papier de certains albums ?


FC : Oui, je crois que c’était la période ou nous rééditions les Moustache et Trottinette de Calvo. Cette méthode était courante chez nous, dès qu’il y avait du papier en rab on imprimait des cartes, des marque-pages et bien d’autres choses, on ne jetait jamais de papier. J’avais d’ailleurs toujours des dessins prêts à caser dans les coins. C’est comme ça qu’a été réalisé mon premier « album »… avec les restes !


 


PM : Il y a eu ensuite le petit album Harry Mickson, cette fois de format 12 x 16.


FC : Ah oui, mais cette fois c’était vraiment un album, modeste certes, mais une vraie création !


PM : Après Mickson il y a eu ensuite toute une série de personnages comme Edmond-François Ratier et Gérard Crétin, lequel d’entre eux a tout particulièrement tes faveurs ?


FC : Tout d’abord je dois préciser le titre exact de la première série : Edmond-François Ratier ma vie est un roman policier, ce personnage avait été publié dans la seconde série de Charlie-Mensuel. Autrement, il est clair pour moi que mon personnage fétiche reste Harry Mickson dont la première apparition avait eu lieu dans L’Echo des Savanes première série, en 1976, sur un scénario de Olivier Nantaud, on avait fait deux épisodes puis l’affaire s’était arrêtée là.


 


 Les Débloks


PM : Quelle est exactement l’origine des Déblok ?


FC : C’était une rubrique illustrée qui existait dans le Journal de Mickey sous forme de blagues et de courrier des lecteurs. Les responsables du journal ont un jour, en 1989 je crois, cherché un nouveau dessinateur et ont fait faire des essais. J’ai été choisi et j’ai continué à illustrer la rubrique jusqu’en 1992, année de la création des Déblok en bandes dessinées.


PM : Quel était le rôle de Nathalie Roques ?


FC : Elle travaillait sur la rubrique et nous avions une page chacune. Ensuite, quand j’ai créé la bande dessinée, on a conservé la formule initiale sur la page de gauche et elle a continué. On a animé cette rubrique pendant onze ans !


PM : Les premiers albums étaient co-signés !


FC : Effectivement, au début nous trouvions les idées ensemble, souvent même avec Jean-Luc Cochet. Mais enfin, ensuite, c’était moi qui me tapait le découpage, le montage et la bande dessinée. Après, j’ai continué toute seule mais Nathalie a quand même poursuivi son boulot pour la rubrique.


PM : Les Déblok, il s’agit là réellement du style de bande dessinée que tu aimes faire ?


FC : Mais oui, bien sûr ! Il s’agit de la famille déconnade. J’ai d’ailleurs pris plein d’anecdotes de mon enfance dans laquelle les animaux, le chien et le chat, tenaient une grande place. Puis, ensuite, j’ai regardé mon fils vivre, et, chaque jour, il me ramenai de nouvelles anecdotes. Moi, je m’inspire beaucoup du quotidien et de ce qui m’entoure… je regarde à gauche et à droite puis ça me donne des idées.


 


5. L’affaire du « Démon de midi »


PM : La question est peut-être délicate mais il me semble que l’album, Le Démon de midi, a quelque chose d’autobiographique !?


FC : Je ne m’en cache pas. Ca a beaucoup fait rire, mais lorsque j’ai écrit cette histoire c’était tout à fait inconscient. Je me suis dit avant tout que ça me ferait du bien alors j’ai vidé mon sac. Tout cela a surtout été thérapeutique. Après coup, alors que je considérais que c’était fini ça a embrayé : j’ai eu le prix de l’humour à Angoulême puis Michèle Bernier m’a contacté pour en faire une pièce de théâtre… Tout de suite, je me suis dit que cela ne se ferait jamais, comme toujours, mais, comme on le sait, ça a marché et même obtenu un succès fou au point que maintenant on parle du film…


PM : A propos de la pièce de Michèle Bernier, comment voit-tu cette adaptation


FC : Quand elle m’a contacté, j’ai pensé que ce serait une pièce de théâtre avec plusieurs acteurs avec l’amant dans le placard comme d’habitude… mais non, à ma très grande surprise elle m’a expliqué qu’elle serait toute seule en scène ! Elle a travaillé avec une fille qui s’appelle Marie-Pascale Osterrieth qui a fait l’adaptation, un super-boulot que je n’aurais jamais su faire. Le résultat est vraiment étonnant.


 


6. Angoulême et les femmes dans tout ça ?


PM : Est-ce que le profil de discours comme « enfin une femme récompensée » ou encore « il n’y a pas assez de femmes dans la BD » te touche ?


FC : Non, je m’en fous. Pour être plus précis, je considère que les choses sont ainsi. Je dis toujours que le milieu de la bande dessinée n’est pas du tout machiste, tout cela est simplement culturel : il y a plus d’hommes qui font de la BD, c’est tout. Certes, c’est un milieu très masculin mais ce n’est pas pour ça que c’est dur, qu’on est rejeté et que nous, pauvres femmes, nous en bavons… non ça n’est pas vrai ! Je dois même ajouter que je n’ai jamais eu de problèmes pour me faire éditer, bien au contraire. D’ailleurs, quand j’ai été nominé au grand prix d’Angoulême tout le monde était content.


PM : Claire Brétécher  ayant obtenu en son temps un prix spécial, tu es la première femme a qui est décerné le grand prix, tu ne penses donc pas que ton élection tient à la fameuse parité ?!


FC : Non, je ne pense pas. D’ailleurs on m’avait dit que mon nom avait déjà été cité l’année d’avant donc les choses se sont faites comme ça… En plus, ça tombait bien : pour l’an 2000, pour mes cinquante ans !


PM : Toi qui a toujours souri en te décrivant comme une artiste du « gros nez », l’idée de devenir « l’élue » du grand jury était une chose imaginable ?


FC : Il est vrai que je ne m’y attendais pas du tout. Je n’étais même pas à Angoulême lorsque c’est tombé. Je revenais de faire mon marché lorsque mon fils Jules ma dit qu’il fallait que je rappelle Angoulême. Je m’attendais à ce qu’on me réclame un dessin ou autre chose lorsque j’ai eu Hélène Werlé, mon attaché de presse qui m’a heureusement  fait asseoir avant de m’annoncer la nouvelle. J’ai sauté dans le premier train et voilà.


PM : Et puis ça t’a bouleversé ton année ?


FC : Oui, ça m’a bien occupé, c’est une chose qui t’accompagne toute l’année, tous les jours il y a ce leitmotive : « ah oui, il y a Angoulême », il y a toujours à faire autour d’Angoulême, le festival est présent en permanence. Mais, finalement c’est comme pour Miss France, c’est une fois dans la vie et c’est pour un an !


PM : Quand toute cette histoire sera terminée ?…


FC :D’abord je vais pleurer nerveusement parce que le téléphone ne vas plus sonner, ce sera terrible… alors je vais tout d’abord partir un peu en vacances – en thalasso – pour me remettre de tout ça et puis je vais repartir sur de nouveaux projets, en particulier un pour les grands qui s’appelle La Vie d’artiste que j’ai actuellement sous le coude, ça se fera tout seul.


PM : Il y a aussi une nouvelle parution qui paraît ce mois-çi avec Véronique Ozanne !…


FC : …qui s’appelle Les Phrases assassines, il est sorti début janvier. C’est une suite de dessins rigolos avec une petite phrase au-dessus, ces phrases qu’on a prit dans le nez quand on était jeunes ! Comme avec Véronique, nous avons eu la même enfance normande, on a réuni nos « gifles » respectives avant d’en recueillir quelques autres, il en résulte environ soixante-dix phrases différentes, toutes plus ou moins difficiles.


PM : C’est aux Editions Verticales ?


FC : Effectivement, 70 francs… très beau, pas cher !


(Interview réalisée le 22 décembre 2000)


 


7. Chronobibliographie de Florence Cestac


 


      1949. 18 juillet : Naissance de Florence Cestac à Pont-Audemer


1965.      Elle suit les cours des Beaux-Arts de Rouen jusqu’en 1968 puis monte à Paris avec Etienne Robial et s’inscrit aux Arts-Décoratifs.


1968. Toujours avec Etienne Robial, débute une collaboration avec divers magazines du Groupe Filipacchi : 20 ans, Salut les Copains, Mlle Age Tendre, Lui etc. Conjointement, découvre le milieu des « puces » parisiennes et chine pour arrondir ses fins de mois.


1972. Juillet : A la suite d’une rencontre avec le poête-chineur Jean-Claude Derepere, Florence, en association avec Etienne Robial et Denis Ozanne, reprend la librairie Futuropolis (130 rue du Théâtre Paris 15ème) spécialisée en bande dessinée ancienne. Ils en font la principale librairie du genre en y adjoignant l’import d’ouvrages de BD venus des quatre coins du monde, surtout des USA, d’Italie et d’Espagne. Dans la foulée, ils créent Futuropolis 2 (rue Grégoire-de-Tours, Paris 6ème) plus spécialisée dans la littérature de science-fiction et le fantastique,  puis Futuropolis 3 (rue Dauphine, Paris 6ème).


1974. Création des Editions Futuropolis (qui développent bientôt aussi la diffusion) avec la publication de l’album 30 x 40 Calvo. De très nombreux ouvrages suivront, outre Calvo, leur auteur « fétiche» deviendra rapidement Jacques Tardi dont ils publient l’inoubliable Véritable du soldat inconnu (Coll. 30 x 40 – 1974). Parmi les albums mémorables, il faut également souligner La Bête est morte de Calvo (1977) ainsi que les collections Copyright (réimpressions de classiques américains), « X » (éditions en petit format à l’italienne de jeunes auteurs) ainsi que « Hic et Nunc » qui propose des auteurs aussi variés que Jean-Claude Denis, Christin et Tardi, Alex Toth, F’murr, Bilal, Jacques Lob, Golo et Frank, Charlie Schlingo, Baudoin, Cabanes etc. Les Editions Futuropolis seront finalement reprises par Gallimard.


1976. Début de diverses collaboration avec les mensuels L’Echo des Savanes (création dans ce magazine cette même année de Harry Mickson), Ah Nana ! Métal Hurlant et plus tard dans Pilote, Viper, (A Suivre), Chic, Nimbus, L’Hebdo des Savanes etc.


1979. Réalisation d’une petite brochure-carte de vœux intitulée Mickson Alphabet (Ed. Futuropolis), tirée à 500 exemplaires (format 7 x 10).


1980. Alb. : Harry Mickson (Ed. Futuropolis), petit album broché (12 x 16).


1982. mars : parution à partir du n°1 de Charlie-Mensuel (2ème série) jusqu’au n°41 d’octobre 1985, à raison d’une planche par numéro (et quelques rares interruptions), de la série Edmond François Ratier – Ma vie est un roman policier. Alb. : Harry Mickson nettoie ses pinçeaux (Ed. Futuropolis).


1983. Alb. : Faites vous même votre Jeu des 7 familles (collectif avec Tardi, Charlie Schlingo, Golo, Jean-Claude Denis, Pétillon, Rochette) (Ed. Futuropolis), une petite merveille à découper et à monter soi-même (couv. de l’album et du jeu par F. Cestac), nous y retrouvons la famille C’est la France (Tardi), Nunuche (Cestac), Ch’val Kipu (Schlingo) etc.


1984. Alb. : Cauchemar matinal (texte de Jean-Luc Cochet) (Ed. Futuropolis), il existe un tirage de tête numéroté et signé publié la même année (400 ex. + un tiré à part).


1985. Alb. : Mickson et les Gaspards (Coll. X – Ed. Futuropolis);


1986. Albs. : Le Chien coiffé (Edmond François Ratier) (Ed. Futuropolis); Edmond François Ratier – Ma vie est un roman policier (Coll. Hic et Nunc – Ed. Futuropolis).


1987. Alb. : Mickson football club (Coll. X – Ed. Futuropolis), ouvrage réalisé en collaboration sur le thème d’un authentique, mais modeste, club de foot composé de scénaristes, dessinateurs et professionnels de la BD. La tradition voulait alors que, chaque année, ce club (hum !) joue un match lors du festival d’Angoulême. Signalons que certains des joueurs entraient sur le stade une cigarette aux lèvres… Port-Folio : E. F. Ratier (Ed. Panonica), tirage à 500 exemplaires numérotés et signés, il s’agit de quatre folios glissés dans une enveloppe de papier craft. >


1988. Albs. : Les Vieux copains pleins de pépins (Mickson en couleurs !) (Coll. Gros Nez – Ed. Futuropolis), il existe un tirage de tête tiré à 200 exemplaires reliés spécialement et signés par Florence Cestac dont 26 HC lettrés de A à Z avec une photo de classe… ; Comment faire de la  BD sans passer pour un pied-nickelé (scénario de Jean-Marc Thévenet) (Ed. Futuropolis), une réimpression augmentée est parue en janvier 2001.


1989. Lauréate au Festival d’Angoulême de l’Alph’art de l’humour pour l’album Les Vieux copains pleins de pépins. Début des aventures de Gérard Crétin dans Mikado. Création de la bande dessinée Les Déblok dans Le Journal de Mickey.


1992. Albs : Mystère à Saint-Ambroise (avec Jean-Luc Cochet) (Ed. Nathan), texte illustré ; Bonjour les enfants, c’est guignol (avec B. Ciccolini) (Ed. Nathan), texte illustré ;


1993. Exposition : Œuvres récentes (Galerie Christian Desbois à Paris) ; Alb. : Pas de whisky pour Méphisto (avec Thiès) (Ed. Syros), texte illustré ; Tétine et le mystère des boules de Gomme (texte de Charles Rouah) (Ed. Syros), texte illustré ;


1994. Exposition : Trophées (Galerie Christian Desbois à Paris) ; Albs L’Année des Déblok (scénarios avec Nathalie Roques et Christine Lablancherie) (Ed. Seuil Jeunesse) ; Foot (texte de Yves Pinguilly) (Ed. Syros), texte illustré ;


1995. Albs. Les Déblok rient (scénarios avec Nathalie Roques et Christine Lablancherie) (Ed. Seuil Jeunesse) ; L’Elevage – un métier en poche (Ed. Seuil Jeunesse), texte illustré ; Quatre punaises au club (avec Dodo, Edith et Nathalie Roques (Ed. Albin Michel) ; Port-Folio : On a marché sur la gouache (collectif avec Bilal et Druillet) (Ed. Ecole des Beaux-Arts de Metz), tirage à 500 exemplaires numérotés et signés.


1996. Nombreuses contributions à divers magazines comme Play-Boy, Cosmopolitan, L’Hebdo des Juniors, Quo, etc. Exposition : L’Obsédante image de la biche au bord de l’eau (Galerie Christian Desbois à Paris) ; Albs : J’attends un chien (texte de Marie-Ange Guillaume) (Ed. Albin Michel) ; Le Démon de midi ou « changement d’herbage réjouit les veaux » (Dargaud), avec cet album, elle inaugure un nouveau style : Cestac pour les grands ;


1997. Lauréate au Festival d’Angoulême de l’Alph’art de l’humour pour l’album Le démon de midi. Michèle Bernier et Pascale Osterrieth adaptent avec succès au théâtre Le Démon de midi. Albs : Les Déblok font le printemps (avec Nathalie Roques) (Dargaud) ; Poilade de Déblok aux éclats de rire (avec Nathalie Roques) (Dargaud) ;


1998. Albs : Je veux pas divorcer (texte de Dodo) (Ed. Seuil Jeunesse), texte illustré ; Le Foot en règles (texte de Yves Penguilly) (Ed. Syros), texte illustré ; Truffes et langues de chat à la Déblok (avec Nathalie Roques) (Dargaud) ; La vie en rose ou l’obsessionnelle poursuite du bonheur (Dargaud) ;


1999. Albs : Débloqueries à la crème anglaise (Dargaud) ; Du sable dans le maillot (On est bien arrivés, il fait beau et les gens sont sympas) (Dargaud) ;


2000. Janvier : Florence Cestac reçoit le Grand Prix de la ville d’Angoulême pour l’ensemble de son œuvre. Reprise au théâtre à Paris par Michèle Bernier de la pièce Le Démon de Midi, elle sera jouée l’année suivante dans plusieurs villes de province. Exposition : Piquante ! (Galerie Christian Desbois à Paris) ; Alb. : Farandole de farces à la Déblok (Dargaud) ; >


2001. Comme le veut la tradition, Florence Cestac préside le festival. Elle est aussi l’auteur de l’affiche et de dizaine de dessins promotionnels. Albs : Les Phrases assassines (avec Véronique Ozanne) (Editions Verticales), texte illustré ; Fines conserves à la Déblok façon boute-en-train (Dargaud) ; 


Février 2002, Turlupinades de la maison Deblok, en 2004 sur un scénario de René Petillon, Super Catho chez Dargaud. Dans Pif Gadget, en  juilletb2004 paraît Fée Kaca et son Mal Cui Cui