Né à Schaerbeek (Belgique) le 28 juillet 1930, Jean Roba se destine tout d’abord à la mode, puis à la publicité, avant de se tourner finalement vers la bande dessinée. Il entre en 1957 au journal Spirou où il réalise quelques illustrations, une première Belle Histoire de l’Oncle Paul, Mimile le routier avec Eddy Paape (n° 1 038 du 6 mars 1958, signée Rob-Eddy), et une histoire complète, Tioui le petit Sioux (n° 1 057 du 17 juillet 1958) et enfin est remarqué par André Franquin qui lui propose de collaborer au personnage de Spirou.

Roba travaille alors de 1958 à 1960 avec Franquin et Jidéhem à trois épisodes de Spirou et Fantasio : Tembo Tabou, Spirou et les hommes-bulles et Spirou et les petits formats, tous trois ont été pré publiés en noir et blanc dans Le Parisien libéré.

Parallèlement, il crée en 1959 ses fameux personnages vedettes, Boule et Bill, leur première apparition ayant lieu dans le cadre d’un « mini-récit » (n° 1 132) sous le titre Boule contre les mini-requins. À partir de 1961, signalons, par ailleurs, que Roba prend le relais de Franquin et dessine la moitié supérieure, faisant office d’annonce, de toutes les couvertures du journal Spirou.

Cette aventure durera jusqu’en 1965. En 1962, Jean Roba fait naître La Ribambelle dans Spirou et Pomme dans Record, cette dernière série devant s’interrompre dès 1963. En 1977, il collabore au Trombone illustré où il dessine Le Sixième Jour. Signalons la parution d’une série en huit volumes chez Dupuis intitulée Tout Roba (six Boule et Bill et deux Ribambelle). La publicité s’est fréquemment intéressée à Jean Roba depuis le début des années 70, les personnages de Boule et Bill étant souvent les vedettes de nombreuses petites plaquettes.

En outre, Roba a participé à deux portfolios : Morris, Peyo, Roba (Editions Bredzel, 1989) et Le neuvième art entre dans l’art nouveau tome II (Editions C.B.B.D., 1996).L’année 2003 voit la parution d’un 29° album de Boule et Bill aux éditions Dargaud, Quel cirque! mais cette fois signé « Verron et Cie d’après Roba », une reprise excellente mais qui fait bien sùr regretter, comme toujours, la patte inimitable du créateur.Un ouvrage lui est dédié, en 2005, aux éditions Toth. 

Philippe Mellot.