Par ordre alphabétique d’éditeur (un clic sur l’appareil photo pour découvrir les couvertures des albums sélectionnés), il s’agit de

 

– Bonne santé de Charles Masson (Casterman)

Au moyen de 6 récits, fruits de l’expérience de l’auteur en tant que médecin au CHU de Lyon, Bonne Santé évoque sans fioritures les « mensonges pieux » faits aux malades en phase terminale pour qu’ils ne perdent pas espoir, la « carapace » de vulgarité dans laquelle chaque interne s’enferme pour résister au stress des gardes et des interventions chirurgicales, «l’aide » apportée aux patients en « fin de vie ». Charles Masson navigue sans arrêt du tragique au poétique, du rire aux larmes, nous donnant une vision sans concession, mais très touchante, de ce métier.

 

– Les mauvaises gens d’Etienne Davodeau (Delcourt)

Étienne Davodeau vient d’une région catholique et ouvrière, les Mauges. Ses propres parents sont un parfait exemple de gens, dont l’éducation s’est forgée entre l’église et l’usine, mus très vite par la volonté d’agir. Leur parcours et leurs aspirations sont ceux d’une France à la recherche de justice et de progrès social, de l’après-guerre à l’élection de Mitterrand…

 

Période glaciaire de Nicolas de Crécy (Futuropolis/Le Louvre)

« Lorsque Fabrice Douar, éditeur au musée du Louvre, m’a contacté pour me proposer de réaliser une bande dessinée qui intégrerait le Louvre, j’ai tout d’abord été étonné qu’une telle institution s’intéresse à la bande dessinée. Pour moi, qui ai toujours voulu faire de la bande dessinée en étant le plus libre possible, c’était un véritable pari que d’accepter une contrainte aussi forte. De plus, mes goûts me portent plutôt vers des artistes du XIXe et du XXe siècle, or les collections du musée s’arrêtent en 1848. Mais comment résister à l’opportunité de rôder dans un musée tel que le Louvre quand il est vide ! Le point de départ de Période glaciaire est venu d’un sentiment que j’ai eu en retournant au Louvre : face à l’incroyable richesse des collections exposées, malgré ma formation et mes lectures, je me suis senti complètement inculte. J’ai donc eu l’idée de créer des personnages encore plus incultes que moi, découvrant, des milliers d’années plus tard, le Louvre. Ils ignorent tout de l’histoire de l’humanité exposée, il n’ont même pas idée de ce qu’est un musée. Ces personnages se promènent donc dans le Louvre en croyant découvrir une seule et même civilisation à un temps donné. Sans aucuns repères, ils vont donc proposer des explications complètement décalées, farfelues, insensées… »N. de Crécy

 

– La bicyclette rouge de Kim Dong Hwa (Paquet)

Yahwari est un village de la campagne coréenne. La bicyclette rouge nous emmène à la rencontre de ses habitants en suivant la tournée du jeune facteur, parfois leur seul moyen d’avoir des nouvelles de leurs proches. Ce recueil d’histoires courtes, souvent drôles, riches en émotions et en poésie, témoigne de l’immense talent de conteur et graphique de son auteur.

 

– Malet de Nicolas Junker (Treize Etrange)

Malet… Un homme au passé lourd et tumultueux, abonné aux coups d’État ratés, qui n’a qu’une idée en tête : renverser napoléon Ier !
Mais cette fois, de la maison de santé où il est interné, il a peut-être trouvé l’idée géniale : au lieu d’attendre ou de provoquer la mort de l’Empereur, pourquoi ne pas se contenter de la faire croire ?

 

 

Après le vote de tous les membres de l’ACBD, le lauréat sera annoncé le lundi 5 décembre 2005.

 

Laurent Turpin