JUILLARD, André

France

1948

Né à Paris (France), le 9 juin 1948, André Juillard débute sa carrière professionnelle en 1974, après une formation à l’École des arts décoratifs de Paris. Ses premières collaborations se font dans la presse enfantine, d’abord aux éditions Fleurus, où il réalise successivement La Longue Piste de Loup Gris dans Formule 1 (texte Claude Verrien), Roméo et Juliette dans Djin (adaptation de Jacques Jossselin) et, à partir de 1976, la série historique Bohémond de Saint-Gilles dans Formule 1 et Triolo (scénarios Verrien et Pierre Marin – quatre albums entre 1979 et 1983 aux éditions Fleurus). En 1976, également, il entame une collaboration « à quatre mains » avec Didier Convard. Sur des scénarios de Jacques Josselin, les deux auteurs illustrent Les Missions d’Isabelle Fantouri, dans Djin, (un album en 1977 aux éditions Twincam, quatre autres entre 1983 et 1984 chez Hachette), puis, sur un récit élaboré en commun, il réalisent Les Cathares en 1978 (repris en album en 1980 aux éditions Magnard).

Entre 1980 et 1982, sur un scénario de Patrick Cothias, il dessine Masquerouge dans Pif-Gadget, où il avait déjà illustré en 1978 Sens dessus dessous, une adaptation du roman de Jules Verne par Bertrand Solet et où ensuite il réalise, sur des textes de Jean Ollivier, des courts récits qui donneront ultérieurement lieu (en 1987) à l’album Chasseurs d’or aux éditions Delcourt. Parallèlement, il illustre Deux Mille Ans d’histoire du Loiret, Deux Mille Ans d’histoire du Calvados (chez I.D. Program, 1980 et 1981), Le Secret de la cathédrale (avec Léon Wiznia et Jean Pénichon aux éditions Imagis, 1981) et Cheminot (avec Isidore Roland chez Temps actuel, 1982). À partir de 1982 et jusqu’en 1991, avec Patrick Cothias, André Juillard reprend le personnage de Masquerouge et développe la saga des Sept Vies de l’Épervier, dans Circus. En 1983, il crée Arno, sur un scénario de Jacques Martin, dont il réalise trois épisodes, avant d’abandonner la série en 1987 (Jacques Denoël en reprend la partie graphique en 1994). En 1988, sur un scénario de Rodolphe, il dessine Le Tonkinois, aux éditions Futuropolis. En 1989, aux éditions Comixland, il conçoit 75013 Paris, un recueil de textes illustrés sur la capitale française. Toujours dans le domaine de l’illustration, il réalise pour les éditions Hachette, en 1990, Comme un feu de sarment (texte Joëlle Wintrebert) et Les Deux Maisons (texte Jacques Cassabois). En 1991, c’est le roman de William Faulkner Tandis que j’agonise, qu’il accompagne de ses images, aux éditions Futuropolis-Gallimard et en 1992, en collaboration avec Didier Daeninx, il publie Le Chat de Tigali, aux éditions Syros. Côté bande dessinée, ayant achevé Les Sept Vies de l’Épervier depuis 1991, il débute, en 1993, dans (À Suivre), Le Cahier bleu, qu’il scénarise lui-même, histoire intimiste et réaliste d’une jeune Quebequoise et de ses deux prétendants dans un Paris contemporain qu’il adore mettre en images. Le Cahier bleu, qui paraît en album en 1994 aux éditions Casterman, reçoit l’Alph’Art du meilleur album de l’année au Festival d’Angoulême. Une récompense en appelle une autre et, en 1996, André Juillard reçoit l’hommage de toute la profession à travers le Grand Prix de la ville d’Angoulême. Auparavant, en 1995, il débute avec Patrick Cothias le second cycle des Sept Vies de l’Épervier. Sous le titre Plume aux vents, cette nouvelle saga prévue en quatre volumes, paraît aux éditions Dargaud. En 1998, il offre à ses lecteurs Après la pluie, une suite du Cahier bleu, utilisant les personnages de ce premier ouvrage pour amener une nouvelle histoire indépendante, plus mystérieuse. Le récit, pré publié dans la revue BoDoï, paraît aux éditions Casterman. Parallèlement, en 1998 et 1999, André Juillard élabore, aux éditions Dargaud, les illustrations de la série nostalgique Le Dernier Chapitre, sur des texte de son vieux complice Didier Convard, imaginant une ultime correspondance entre héros de B.D. vieillissants (Blake et Mortimer, Barbe-Rouge, Les Pieds Nickelés et Johan et Pirlouit). En 1999 sort Pêle-Mêle, un receuil d’illustrations, aux éditions Le Pythagore. L’année suivante, associé à Yves Sente, il réalise La Machination Voronov, une aventure de Blake et Mortimer (éditions Dargaud / Blake et Mortimer), pré publiée dans Le Figaro Magazine avant de paraître en album. En 2001, sur des textes de Rodolphe, André Juillard illustre Nos chers disparus, aux éditions Beaulet. Entre 2000 et 2003, André Juillard participe à la série d’aventures mystiques de Didier Convard, Le Triangle Secret, dont il illustre les couvertures des sept albums et sur laquelle il intervient, en qualité d’ « invité », pour un court récit publié dans le cinquième volume, L’infâme mensonge, sorti en avril 2002 (éditions Glénat).

En 2003, s’inspirant des 36 vues du mont Fuji, publié par l’artiste japonais Hokusaï en 1833 et des 36 vues de la tour Eiffel, publiées par Henri Rivière en 1902, André Juillard réalise l’ensemble d’illustrations Trente-six vues de la tour Eiffel, proposé aux éditions Christian Desbois. La même année, il publie le premier des deux volets (le second paraissant l’année suivante) d’un nouvel épisode de Blake et Mor­timer, Les Sarcophages du 6e continent, scéna­risé par Yves Sente. Toujours en 2003, il sort le portfolio New York Tanks chez Alain Beaulet Editeur. A partir de 2004, André Juillard réalise de nouveau les couvertures des quatre tomes d ‘ I.N.R.I. , la seconde saison du Triangle secret. LT

LT