l’exposition Astérix et les Romains vous propose une incursion dans le célèbre village gaulois et dans l’Empire romain, où la réalité côtoie la fiction. Une exposition du Rijksmuseum van Oudheden de Leiden (Pays-Bas), adaptée par le Musée de la civilisation avec l’aimable autorisation des Éditions Albert René.

« L’exposition a été présentée dans trois institutions aux Pays-Bas et en Belgique où elle a connu un vif succès. À la fois ludique et pédagogique, voilà une exposition qui ne manquera pas d’attirer ici un très large public. Les jeunes, tout comme leurs parents, connaissent fort bien l’univers des irréductibles Gaulois et des terribles envahisseurs romains. Cependant, pour permettre une mise en espace dans une salle plus grande et pour favoriser la compréhension du monde gallo-romain par les Nord-Américains, il nous a fallu adapter l’exposition en ajoutant divers éléments tant au niveau du contenu que de la scénographie », a souligné la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, lors de la visite de presse.

Rendons à César ce qui appartient à César!
L’exposition donne aux visiteurs une vision plus nuancée et conforme à la réalité de l’époque gallo-romaine, des Gaulois et des Romains, que celle présentée dans la bande dessinée. Les Gaulois étaient-ils réellement ces joyeux lurons sympathiques et bagarreurs que les dessins d’Uderzo ont immortalisés? Étaient-ils si « fous », si chétifs et si timorés ces soldats romains? Fuyaient-ils à toutes jambes à la seule vue d’un Gaulois? L’exposition donne des éléments de réponse.

Des artefacts du temps d’Astérix, de César et des Romains…
C’est à travers quelque 200 pièces, archéologiques pour la plupart – fibules, monnaie, casques, glaive, pointes de lance, phalères, armes, bagues, têtes de massue… –, des illustrations surdimensionnées de la bande dessinée, des reconstitutions tridimensionnelles, des interactifs, des images grandeur nature d’Astérix et de ses compagnons, un film (Astérix et les Indiens) que l’exposition invite à découvrir ce qu’était la « vraie vie » durant l’Empire romain avec, bien sûr, comme fil conducteur, les aventures d’Astérix. Faisons donc une brève incursion dans l’exposition afin d’en savoir plus.

La grande traversée… de l’exposition
L’exposition a quitté l’Europe pour l’Amérique. C’est à travers quelques images de l’album La grande traversée que le visiteur est introduit aux différents thèmes de l’exposition. Par la suite, sept zones permettent de découvrir l’époque gallo-romaine en compagnie de figures emblématiques : Panoramix et les fouilles archéologiques; le devin Prolix et les coutumes guerrières; Astérix, son village, ses compères, leurs métiers…; César et la vie dans un camp militaire; Abraracourcix et les guerriers gaulois et romains; Aplusbégalix et les apports romains à la vie gauloise; Obélix et les aventures d’Astérix dans le monde. Pour les groupes scolaires, des ateliers éducatifs sont intégrés à la salle d’exposition. L’Auberge de la brise vivifiante, un espace où se trouvent 37 dessins originaux d’Uderzo, sert de point départ à des ateliers sur la bande dessinée. La maison de Panoramix, quant à elle, propose aux jeunes de découvrir le rôle d’un druide et d’expérimenter quelques mélanges étranges sans, bien sûr, dévoiler le secret de la potion magique.

Village gaulois, camp romain, banquet… tout un décor!
Dès l’entrée, des cases de la bande dessinée La grande traversée, une ligne du temps, une carte géographique, accueillent le visiteur. Puis, dans un décor antique fait de voilages et de colonnes, un jeu de découvertes lui permet d’en savoir plus sur l’archéologie alors que des textes d’historiens de l’Antiquité (Tacite, Suétone, Ammien…) le renseignent sur l’époque gallo-romaine. Après avoir appris que les valeureux guerriers gaulois ornaient la façade de leur maison avec les crânes de l’ennemi vaincu et que les Romains étaient loin d’être des mauviettes, le visiteur pénètre dans le village gaulois grandeur nature. Ici, bande dessinée et artefacts – des accessoires de la vie quotidienne – se côtoient. Chez Ordrafalbétix, le poissonnier, on retrouve hameçons, couteaux à poisson, flèches de harpon tandis que chez Cétautomatix, le forgeron, fers de lance, parures, témoignent du travail de ces véritables hercules. Et pour une fois, Assurancetourix, le barde, sera heureux puisque la musique gauloise et ses instruments occupent une place de choix au centre du village.

Plus loin, se dressent les tentes d’un camp romain. Des commentaires de César et des images de bandes dessinées évoquent les conditions difficiles dans lesquelles vivaient les Romains qui allaient au combat. Des flacons, des casques de bronze, des épées, des outils, des divinités, un autel témoignent de la vie dans les camps, il y a quelque 2000 ans. On apprend notamment que l’entraînement au métier de soldat était long, difficile, et essentiel parce qu’il y allait de la sécurité des Romains.

Le module interactif À l’attaque! propose une simulation d’une bataille entre Romains et Gaulois, les uns en file bien droite, les autres, déferlant en désordre et dans un tapage d’enfer. Ils sont fous ces Gaulois! Des armes, des illustrations de la bande dessinée renseignent le visiteur sur les stratégies de guerre des deux camps. Poursuivant sa découverte, le visiteur glane de plus en plus d’informations sur les deux forces en présence. Un écran tactile et divers éléments lui fournissent de l’information sur la romanisation de la Gaule.

À la fin du parcours, comme dans tout album d’Astérix qui se respecte, le visiteur s’attable autour du célèbre festin gaulois avec, en toile de fond et grandeur nature, tous les habitants du village et leurs invités, festoyant. Il y aperçoit aussi un sanglier dodu (naturalisé) de même que les bandes dessinées d’Astérix et, dans un arbre, un Indien d’Amérique qui veille…

Astérix et les Romains, une exposition à voir par Toutatis!… avant que le ciel ne vous tombe sur la tête! Au Musée de la civilisation à Québec, jusqu’au 2 janvier 2005. Une exposition du Rijksmuseum van Oudheden de Leiden (Pays-Bas), adaptée par le Musée de la civilisation avec l’aimable autorisation des Éditions Albert René.

Renseignements :
Serge Poulin 418 643-2158
Relations publiques et communications

Musée de la Civilisation

85, rue Dalhouse.CP.155,succB

Quebec.G1K 7A6