En effet Jean Mardikian a reçu une lettre recommandée des 24 membres du conseil d’administration du FIBD lui demandant de venir s’expliquer sur l’attestation qu’il a apportée à une agence de communication, par ailleurs en procès avec le festival. Yves Poinot, le président du FIBD a donc décidé d’exclure Jean Marikian du FIBD. Cette Sombre histoire qui remonte  à l’année 1999, au moment où le FIBD cherchait une agence de communication, pour réfléchir à sa ligne graphique et  concevoir l’affiche 2000 du Festival. A l ?époque Jean Mardikian , adjoint au maire, met en contact le FIBD avec Jean-Pierre Audour,  de l’agence Hemishère Droit. Après plusieurs réunions dans les locaux de l’agence à Paris, le FIBD reçoit une facture de 150 000 euros, qu’il refuse de payer estimant que le travail fourni  ne correspond pas à l’image du Festival. Hemipshère Droit  décide alors d’attaquer le Festival au tribunal. Fin mai 2004, Le FIBD est condamné à payer 3000 euros, soit 8,82% des 34 000 euros demandés. La goutte qui fait déborder le vase est qu’Yves Poinot apprend que Jean Marikian a attesté en faveur de son ami Jean-Pierre Audour dans le procès. Mais certains laissent entendre que crise tombe à point nommé. Il faut en effet savoir que, suite à une intervention du ministre de la culture et de la communication  qui a souhaité qu’une fusion soit réalisé entre le CBBDI et le FIBD , Jean Mardikian a, lors du dernier conseil d’administration du CNBDI validé la création d’un groupe de travail pour  mettre en place cet EPCC dès la rentrée 2004. Le  FIBD aurait du rejoindre les locaux  du CNBDI du fait que son bail expire en juillet. L’option choisie par le Festival s’est portée sur un local de 250 m2 situé rue Hergé  au-dessus du magasin Celio..  Jean Mardikian s’étonne de ce choix, alors que le Festival  aurait économisé un loyer. Par ailleurs, il est notoire que Marc André Delocque Fourcaud, directeur du CNBDI et Jean-Marc Thevenet, directeur  du Festival ne s’aiment guère. La guerre  semble donc déclarée entre les deux hommes. Philippe Mottet, maire d’Angoulême devrait s’inquiéter de cette situation et reprendre la situation en mains, sinon, la BD risque de payer les pots cassés de ces querelles intestines. CM( à suivre)