Cette exposition retrace les débuts de l’aventure Canardo avec les premières planches de ce détective au caractère si particulier. Sont aussi présentés ses travaux pour des albums plus réalistes tels Sanguine ou Le vieil homme qui n’écrivait plus. L’exposition permet aussi de voir de quelle manière Benoît Sokal s’est initié aux nouvelles technologies informatiques. Elles lui permettent dans un premier temps la mise en couleurs de ses albums. Passionné par cet outil et porté par la liberté de création qui lui est alors offerte, il élabore des projets plus ambitieux, plus complexes : l’Amerzone, Sybéria et prochainement Lost Paradise.

 

Le visiteur peut ainsi appréhender le cheminement créatif, depuis les premiers crayonnés, les dessins préparatoires, les aquarelles qui donneront une planche originale dans le cas d’un album de bande dessinée, ou un décor 3D dans celui d’un jeu vidéo.

 

 

Benoit Sokal un auteur de bande dessinée…

 

Benoît Sokal est né le 28 juin 1954 à Bruxelles et comme beaucoup d’autres dessinateurs belges de sa génération, il suit les cours de Claude Renard à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles. Il illustre ensuite plusieurs récits réalistes dans Le 9ème rêve en 1978. La même année, c’est pourtant en qualité de dessinateur humoristique que Sokal collabore à la revue A Suivre. Coup d’essai, coup de maître, Benoît Sokal y fait débuter les aventures de l’inspecteur Canardo, détective privé passablement imbibé, un perpétuel mégot aux lèvres, arrivant tant bien que mal à résoudre de courtes énigmes pour le moins embrouillées. Pratiquant avec bonheur l’anthropomorphisme, il dessine toute une faune aux réactions et aux sentiments très humains. Canardo se retrouve confronté à toute une succession d’aventures psycho-policières, non exemptes d’humour noir, et côtoie d’étranges créatures, l’une des plus réussies restant l’ignoble chat Raspoutine. Traduits dans plus de 10 langues et aujourd’hui édités chez Casterman, les albums de la série Canardo rencontrent toujours un très grand succès.

 

En 1987, toujours pour A Suivre, sur un texte de Alain Populaire, il dessine Sanguine, un récit historique traité dans un style graphique beaucoup plus réaliste. Cinq ans plus tard, de nouveau pour A Suivre, il entame la publication d’un autre grand récit réaliste intitulé Le Vieil Homme qui n’écrivait plus dont le sujet est la seconde guerre mondiale.

 

… qui renouvelle le genre du jeu vidéo

 

Son envie de bousculer les horizons de sa créativité l’emmène tout naturellement à l’informatique : il est ainsi parmi les premiers dessinateurs à coloriser ses dessins à l’aide de l’ordinateur. En 1995, Benoit Sokal entrevoit les perspectives offertes par la 3D et il se lance alors dans l’aventure de l’Amerzone, variation sur l’album de bande dessinée du même nom. « Au départ, j’avais traité cette histoire en réaliste. Mais je pensais que le sujet valait mieux qu’un album. D’où l’idée d’en faire un jeu. ».

Benoît Sokal est sans doute le premier auteur de bande dessinée à concevoir, réaliser et superviser l’intégralité de la production d’un jeu vidéo. Il a en effet consacré à ce titre près de quatre années de travail. Un ouvrage accompagne le jeu, Le testament d’un explorateur est un recueil de dessins inédits et étonnants, qui replonge le lecteur dans l’univers imaginaire et captivant de l’Amerzone. Ce jeu a obtenu le Prix Pixel-INA, catégorie Jeu au festival Imagina 99.

 

En 2002, il retrouve les plaisirs de la réalisation avec un nouveau titre encore plus prometteur: Syberia. Ce jeu place le joueur dans le contexte historique et architectural des années 50. De l’usine d’automates dans les Alpes à l’hôtel de luxe tout près de la mer d’Aral, en passant par l’université autrichienne et la base soviétique abandonnée, Syberia retrace le parcours d’un vieil homme, parti retrouver une peuplade perdue en Sibérie, sous le regard d’une avocate new-yorkaise, Kate Walker.

Plus que tout autre auteur, il intervient à tous les niveaux de la création du jeu : réalisation, graphismes, dialogues. Benoît Sokal sera d’ailleurs consacré « personnalité de l’année » au Phénix Awards du jeu vidéo 2002 et Syberia a été sacré, toujours la même année, comme le meilleur jeu d’aventure de l’année aux Etats-Unis…. En novembre de la même année, il publie chez Casterman, en collaboration avec Gérard Lemarié, philosophe : Syberia, esthétique du jeu à la fois recueil de dessins et essai sur le jeu vidéo.

 

Avril 2004 verra la sortie mondiale de Syberia 2, le nouveau jeu de Benoît Sokal… La suite et la fin des aventures de Kate Walker aux confins d’une Sibérie imaginaire…

 

Exposition à l’Ancien Collège des Jésuites de Reims

Du jeudi 8 avril au dimanche 2 mai 2004

Ouvert tous les jours, de 14 h à 18 h

1 place Museux

51100 Reims

Tél. : 03 26 85 51 50

 

Exposition à la Médiathèque Cathédrale de Reims

Du mardi 6 avril au 30 avril 2004.

Ouvert les mardi, jeudi, vendredi de 13 h à 19h, le mercredi de 10 h à 19 h et le samedi de 10 h à 18 h

2 rue des Fuseliers

51100 Reims

Tél : 03 26 35 68 00

 

Cette exposition est réalisée avec le soutien de : Casterman, la D.R.A.C. Champagne Ardenne, la Ville de Reims et l’association Le Rêve de la Chimère.

La scénographie est signée du cabinet Bleu Lumière, sous la direction de Dominique Briand et Yves Maréchal.

Contact presse : Mairie de Reims : Geneviève Dogué Tél. : 03.26.77.75.45

 

Proposition de reportage

A l’Ancien Collège des Jésuites en présence de Benoît Sokal alors que l’exposition sera en fin d’installation.

Mardi 6 avril, à partir de 10 h

 

Conférence de Benoît Sokal en collaboration avec Gérard Lemarié

« De la BD au jeu vidéo »

Médiathèque Reims Cathédrale

Mercredi 21 avril, à partir de 19 h