On retrouve pêle-mêle tous les héros du comic strip américain des soixante dernières années : The Captain, Happy Hooligan, Albert l’alligator, Charlie Brown  etc… A l’interieur , est publié le 9° épisode  et la dernière page est  intitulée A l’ombre des tours mortes avec Happy Hooligan, le célèbre personnage créé, en 1899, par Frederick Burr Opper comme guest star.

Pour information,la série a été publiée dans l’hebdo allemand de Hambourg Die Zeit.

SPIEGELMAN, Art

États-Unis (1948)

Né le 15 février 1948 à Stockholm et parti très jeune aux États-Unis, Art Spiegelman étudie l’histoire de l’art dans une grande école de San Francisco et, plus tard au collège de Binghamton. Sous le pseudonyme de Skeeter Grant, il publie dans des revues comme Cavalier, Dude, Gent et Nugget. Consommateur de L.S.D., il devient dépressif et fait un séjour dans un asile psychiatrique pour subir une cure de désintoxication. Il participe au mouvement underground qui se développe, entre 1960 et 1970, aux États-Unis, en publiant dans toutes les revues de l’époque : Bijou Funnies, Conspiracy Capers et Gothic Blimp (1969), Young Lust (1970), Real Pulp Comics et Swift Premium Comics (1971), Bizarre Sex, Roxy Funnies et Funny Animals (1972). On le retrouve également dans diverses revues comme The Viper, The Comple at Mister Infinity (1972). En 1977, il réunit ses meilleures bandes dessinées, en un omnibus sous le titre Breakdowns. Il devient rédacteur en chef de Douglas Comics en 1972 et d’autres revues qu’il anime. Entre 1975 et 1976, avec la collaboration de Bill Griffith, il lance une revue de luxe, Arcane, dont il ne paraîtra que sept numéros. Il commence à travailler à la fin des années soixante-dix, au New York Times, à Playboy et au Village Voice, avec des illustrations et des cartoons. En 1980, il fonde, avec sa femme Françoise Mouly, Raw, prestigieuse revue internationale de bandes dessinées et de graphisme d’avant-garde, dont il est le codirecteur. Il publie des dessinateurs européens comme Jacques Tardi, José Muñoz, Joost Swarte et Ever Meulen. C’est dans Raw qu’il publie la plus connue de ses histoires : Maus, en grande partie autobiographique et axée sur les rapports difficiles entre un fils auteur de comics et un père juif qui a survécu à l’holocauste, avec les Juifs représentés en souris et les Nazis en chats. Cette série fut reconnue comme un chef-d’œuvre, non seulement par la presse spécialisée, mais aussi par d’importants quotidiens américains, New York Times, Washington Post, et publiée en France en deux albums par Flammarion. Il reçoit pour Maus le Prix Pulitzer, ce qui lui apporte une renommée internationale. Depuis 1979, il enseigne l’esthétique dans la bande dessinée à la School of Visual Arts de New York. CM