Dans Le 11ème jour, paru il y a un an (Delcourt) Sandrine Revel nous faisait part de son angoisse sourde et de son impuissance face au drame, qui réveillait en elle de profondes douleurs personnelles. Sandrine, présente à New York le 11 septembre 2003 avait vécu le flottement et l’incrédulité d’un peuple qui se croyait à l’abri de tout. Complémentaire, le récit d’Henrik Rehr, brut et brutal, nous livre le témoignage concret d’un homme et de sa famille. Il relate simplement (mais sans simplisme) « son » 11 septembre et les jours qui ont suivi, sans jugement sur l’acte. Ce jour là, quand Henrik boit son café en regardant par la fénêtre, il voit un avion s’écraser sur une des tours de Manhattan, qu’il voit de chez lui. Puis deux. Puis tout se fige, ambiance « d’hiver nucléaire » : la première tour s’est effondrée. Il est temps d’évacuer son immeuble, avec son jeune enfant. Naît alors l’angoisse. Pour sa femme, qui travaille près de là . Pour son second fils, à l’école. Pendant de longues heures il n’a plus aucune nouvelle. L’attente est terrible. Face à cet événement aux conséquences mondiales, Henrik réalise son statut d’homme et montre à quel point il est important de regarder ceux qu’il aime. Les regarder vivre, tout simplement ! LT

 

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