Ce jour-là, dans le journal, pas de photos classiques, mais des dizaines de dessins originaux pour illustrer les faits du jour, la météo, les programmes télé, les rubriques habituelles… Ce jour-là, dans le journal, pas de publicités habituelles, car les amis dessinateurs de Geluck (Moebius, Fred, De Moor, Dehaes, Loustal, Schuiten, Tardi, Goffin, Siné, Wolinski …) prêtent leur talent aux messages publicitaires de nos annonceurs, en rendant à leur manière, hommage au Chat.

La préparation de ce numéro spécial et le marathon de Philippe Geluck et du Chat journaliste pourront être vécus en direct, le 21 mars, minute après minute, sur le site du Soir-en-ligne. Le journal du 22 mars sera l’aboutissement de cette performance et un numéro de collection.

 

Le chat :

 

L’histoire du Chat de Philippe Geluck commence dans les pages du Soir, le mardi 22 mars 1983. Un chat un peu plus grêle qu’aujourd’hui, moins rond, moins affirmé, moins hâbleur mais qui, déjà, regardait le monde avec l’ironie caustique d’un félin qui côtoie amusé ces drôles de bêtes que sont les hommes. Ces premiers pas ont une (petite) histoire. Qui tient du hasard plutôt que de la nécessité.

 

Le Soir inaugurait ces temps-là un nouveau supplément, Temps libres. A vrai dire, ce supplément était un peu un fourre-tout. On y avait mis de l’auto, du tourisme, de la science-fiction, du polar et du fantastique, des entretiens légers. Il fallait un fil rouge dans ce supplément, quelque chose qui lui donne une homogénéité. Pourquoi pas un personnage dessiné ? proposa notre journaliste ciné Luc Honorez. Tu t’en occupes, lança le rédacteur en chef de l’époque, Yvon Toussaint. Et Luc contacta Frédéric Jannin, injoignable sur son répondeur téléphonique. Alors, Philippe Geluck. Qui ? Philippe était déjà connu comme acteur, pas comme dessinateur, mais Luc savait qu’il s’adonnait au dessin d’humour. Philippe releva le défi. Le Chat était né, il se faufila dans les pages du Temps libres, il gagna en poids, physique et sentencieux, il devint une personnalité. Aujourd’hui, c’est quelqu’un. Geluck aussi.

 

Vingt ans après, le Chat  ferraille toujours, avec même plus de mordant que les Mousquetaires vieillissant. Il est le héros de 11 albums et de 4 Best Of. Le Dr G a également sorti  3 albums.  Ventes cumulées de 3,5 à 4 millions d’exemplaires. Traductions en néerlandais,  anglais,  allemand,  portugais, espagnol,  grec et  iranien.

Il fait de la pub, il aide des associations. C’est une vraie vedette. Comme son papa d’ailleurs, qui a fait bénéficier de son humour ravageur les auditeurs du Jeu du dictionnaire et de la Semaine infernale sur la Première de la RTBF, et qui partage aujourd’hui son talent entre les bandes télé de Laurent Ruquier et de Michel Drucker, sur France 2.

 

Vingt ans après,  le Chat fréquente toujours les pages du Soir. Celles de Victor,

en fait, le magazine polysensuel du vendredi. Le gros félin à cravate y philosophe chaque semaine sur toute une page. Avec un max de drôlerie, de causticité, de regard impertinent et politiquement incorrect sur notre monde et ses errances.

Indispensable donc.

 

(communiqué du journal Le Soir)