Accusé de viol et emprisonné, puis relaché sous caution, Largo Winch poursuit seul son enquête pour se disculper.

Intrigues, complots, manipulations diverses et multiples rebondissement de très haute volée habitent les deux tiers de ce nouvel album qui se déguste « goulument » jusqu’à la planche 33.

Soudain, à la fin de la planche 33, alors que notre play-boy milliardaire se trouve dans une situation plus que désespérée, retentit dans le silence du désert un « Zorro est arrivé » (Je n’invente rien) qui annonce un dénouement euphorique en faveur du beau Largo.

Loin de se montrer déçu de cette fin plutôt (à priori)désolante, force est d’avouer que l’ensemble relève alors de la virtuosité, tant narrative que graphique, car c’est bel et bien à un happy-end de thriller hollywwodien que nous convient Van Hamme et Francq.

Les deux auteurs s’en donnent visiblement à coeur joie dans l’action, avec descente d’agents spéciaux, de tireurs d’élite, etc. Cette issue, qui ne néglige aucun des codes du genre, donne alors au lecteur l’occasion de s’interroger sur la part de « cinéma » dans tout ça . 

Un des thèmes de ce nouveau dyptique de Largo Winch n’est-il pas d’ailleurs de dénoncer les faux semblants de cette industrie ! « That’s entertainment » ! 

Avec cette fin, la boucle est finalement bouclée, tant sur le fond que dans la forme.

Rejouissons-nous en !