13 avril 1956 à Bruxelles (Belgique)

Schuiten débute dans la bande dessinée avec Mutation, dans le Pilote belge en 1973. Peu après, il suit les cours de l’Institut Saint-Luc et collabore à l’album réalisé par les élèves: Le Neuvième Rêve (1978). En 1977, il publie dans Métal Hurlant, avec son frère Luc comme scénariste, des récits complets repris dans Carapaces (album Humanoïdes Associés, 1980). Ces récits commencent d’ailleurs le cycle des Terres creuses qui se continuerajusqu’en 1990. Avec Claude Renard, il conçoit aussi le cycle des Métamorphoses avec Aux médianes de Cymbiola ( 1980) et Le Rail ( 1982), toujours aux Humanoïdes Associés.

En 1982, Schuiten débute son troisième,cycle : Les Cités obscures, sur un scénario de Benoît Peeters avec une prépublication dans (A Suivre) et six albums chez Casterman, depuis Les Murailles de Samaris (1983) jusqu’à L’Enfant perché (1996), avec des hors séri~ comme L’Archiviste (1987), L’Encyclopédie des transports présents et à venir (1988) ou L’Echo des cités (1993).

Comme coscénariste de Peeters, il signe Plagiat! (dessins Goffin- album Humanoïdes, 1989), puis Dolorès (dessins Baltus- album Casterman, 1991). Avec Claude Renard, il réalise le portfolio L’Express (1981) et participe graphiquement aux décors et aux costumes du film Gwendoline de Just Jeackin, dont il tire l’ouvrage Les Machinistes (Album Humanoïdes Associés, 1984).

En 1991-1992, il décore le pavillon du Luxembourg à l’Exposition universelle de Séville et, en 1994, « habille » la station de métro Arts et Métiers de Paris.

Schuiten réalise des architectures futuristes ou monumentales avec un graphisme à la fois fantasmatique et cohérent qui rappelle les gravures des romans de Jules Verne de l’édition Hetzel. Créateur d’univers parallèles, alternatifs, mais fermés, c’est un démiurge inspiré qui sait enserrer ses personnages dans des mailles géométriques, rigoureuses et insaisissables. Utilisant avec brio le phénomène stéréoscopique, il sait donner de la profondeur et du relief à des images à deux dimensions. La lecture n’en est que plus fascinante.